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12 mai psychotropes et dépendancesPsychotropes et dépendances
Observatoire français des drogues et des toxicomanies
"Ma plus grande erreur: faire confiance à des médecins" Plus de 1800 témoignages sur le sevrage aux benzodiazépinesPlus de 2400 témoignages sur le sevrage aux benzodiazépines sur le net :
« Ma plus grande erreur: faire confiance à des médecins ! » «Les médecins qui les prescrivent devrait être jugés et condamnés» traduit de : http://www.petitiononline.com/mod_perl/signed.cgi?benzo&1 traduction google : http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fwww.petitiononline.com%2Fmod_perl%2Fsigned.cgi%3Fbenzo%261&langpair=en%7Cfr&hl=fr&ie=UTF-8&oe=UTF-8&prev=%2Flanguage_tools « Toutes les benzodiazépines sont des drogues horribles prescritent par des médecins qui ne devraient pas prescrire ce poison. Il faut interdire toutes les benzodiazépines ! Cette drogue est horrible. Inadmissible de vendre un tel poison. J'ai perdu mon frère de 39 ans à cause de ces poisons. Ma mére s'est suicidée a cause des benzodiazepines Cette « médecine » est réellement un poison ; elle te tuera toi et ton esprit, lentement et silencieusement et ce malgrès les haussements d’èpaules du docteur. Rivotril a ruiné ma vie. C’est l’enfer pour cesser de prendre ces comprimés terribles. Les médecins que les perscrivent devrait être jugés et condamnés. les benzos ont ruinés ma vie. Les Benzos devraient être interdites. Ils ont assuré 10 ans de ma vie. Le sevrage est horrible. Ces drogues ont détruit 22 ans de ma vie . Je stoppe Lorazapam il y a 3 mois et je souffre énormément et maintenant mes 4 enfants n'ont plus de maman pour prendre soin d'eux. C'est mon plus mauvais cauchemar. Dévasté par le sevrage de cette drogue etc… ! ! ! ! Les médecins doivent cesser de distribuer leur poison comme de la sucrerie. Ce sont les plus mauvaises drogues qui n’aient jamais existé. Elles devraient tout être jeté dans les toilettes. Ne jamais les prendre, elles ruineront votre vie. On m’a dit que cela ne provoquait pas de dépendance Ils ont fait un désastre de ma vie. Temesta a presque pris ma vie. Je suis passé par l'enfer dû au sevrage des benzos. Si j'avais su dans quel enfer ces drogues me menait, je ne les aurais jamais pris. Cette drogue horrible a ruiné ma vie. Je suis presque mort de prendre des benzos. Quelque chose doit être faite maintenant. Je passe par l'enfer pour me sortir du Tranxène. J'ai passé les deux dernières années dans l'enfer. J'ai souffert la torture physique et mentale journalière et insupportable. J’AI PERDU MON ÉPOUSE À CAUSE DES BENZOS Ma plus grande erreur faire confiance à des médecins. Ces médicaments sont extrêmement dangereux. Les drogues les plus terribles sur la planète ! Toutes benzos drogues devraient être retirés du marché, AUSSITÔT QUE POSSIBLE ! ! Les benzos sont des poisons. Arrêter la douleur provoquée par les benzos ! Je suis passé par l'enfer. J’ai des amis qui sont passé par là aussi et qui ont tout perdu. Ceci doit S'ARRÊTER ! Bienvenue en enfer quand vous vous arrêtez. » ...etc 10 mai Médicaments psychotropes:données nationales 2000Médicaments psychotropes : consommation et pratiques de prescription en France métropolitaine. I. Données nationales, 2000 Psychotropic Medications: Prescriptions and Use in Metropolitan France. I. National Data For 2000 http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Psychotropes_donnees_nat.pdf 9 mai benzodiazépines, antidépresseurs, drogues: après vous avoir drogués vos médecins vont vous stériliser!!Stériliser le lait, oui ; les toxicomanes, non.Depuis début mars, Madame Margriet Hermans, députée au Vlaams Raad, lance ses idées concernant la « prévention des drogues ».[1] Il s’agirait d’une part d’une stérilisation, volontaire et temporaire, des toxicomanes et d’autre part, d’un enfermement dans un centre de sevrage suivi d’un accompagnement obligatoire durant plusieurs années. Ces propositions montrent la vision d’un certain monde politique face aux consommateurs de drogues : des délinquants voire des criminels à incarcérer, des malades mentaux à enfermer et à soigner (dans un premier temps) pour les protéger d’eux-mêmes et protéger la société. Considérés irresponsables, il faut les contraindre. Que certains envisagent même de le faire au mépris de l’intégrité physique de ces personnes démontre le peu de respect accordé à leur humanité. En effet, on ne peut considérer comme « volontaire » une décision prise sous contrainte judiciaire avec comme seule alternative un séjour en prison. Aujourd’hui, malgré son coût humain et financier [2] important, l’échec de la guerre à la drogue… et aux drogués est pourtant patent. Madame Hermans le constate aussi mais, paradoxalement, propose encore davantage d’enfermement. Enfermement pour les usagers de drogues dures, placement de leurs enfants en famille d’accueil, stérilisation c’est à dire aussi l’enfermement dans un statut d’incapacité et d’irresponsabilité. Aider ces personnes en détresse, ce que tout le monde affirme souhaiter, passe-t-il par l’exclusion, l’enfermement, la contrainte, le recours à des traitements de « sous-hommes » ? Réalise-t-on qu’un tel durcissement des sanctions (« pour les aider ») aura pour conséquence première un durcissement symétrique de la capacité de la population à les insérer ? Ces mesures vont ainsi surtout les exclure encore davantage. N’est-ce pas d’ailleurs ce qui est en train de se passer sous nos yeux concernant « les jeunes » : pour réagir à des cas de violence isolés, l’Etat est en train de mettre en place des dispositifs de contrôle et de contrainte démesurés sans véritablement s’attaquer à leurs causes. D’ailleurs, on constate une fois de plus que le volet préventif des usages problématiques n’est pas abordé par le politique. Nos responsables n’ont-ils plus que la répression, le contrôle et l’enfermement comme solutions aux différents problèmes de la société ? Actuellement, la prévention, pourtant présentée comme prioritaire, [3] ne reçoit que 4% des moyens [4] dévolus à la politique des drogues en Belgique. Soyons clair : l’enfermement, carcéral ou médical, n’a pas réglé et ne règlera pas la question de l’usage de drogues. Rappelons que les toxicomanes sont et demeurent des êtres humains à part entière disposant de l’usage de leur raison malgré leur consommation de drogues. [5] Dès lors, ne conviendrait-il pas d’éviter les a priori sur leurs difficultés et sur les problématiques qu’ils vivent ? Un peu comme dans l’expérience liégeoise de distribution contrôlée d’héroïne où l’Etat se fait (pour une fois) violence en ne subordonnant pas d’office son aide à l’arrêt de la consommation. Pour améliorer durablement la situation, ne conviendrait-il pas que l’autorité publique, et, reconnaissons-le, une bonne part de la population, changent le regard qu’elles portent sur les consommateurs de drogues et écoutent l’expertise des professionnels des soins et de la prévention ? Peut-être faut-il commencer par créer un lieu où débattre de façon méthodique de telles questions ? [6] Comme le grand public, nos responsables politiques perçoivent ce phénomène d’assez loin. Tant les professionnels qui côtoient au jour le jour les usagers de drogues que ceux qui analysent l’évolution, l’étendue et la nature profonde des situations disposent d’un savoir utile à la prise de décision politique. Sachant qu’il faut apporter des solutions diversifiées à des situations très différentes les unes des autres. Changer de méthode pourrait éviter à l’avenir les fausses solutions à ces vrais problèmes. Commencerait alors une nouvelle approche du phénomène. Plus respectueuse de l’être humain, plus citoyenne et, au final, faisons-en le pari, plus efficace. Conseils aux generalistes pour droguer leurs clients: le catalogue complet des drogues
Prescriptions et consommations
Mais une étude récente sur 525 patients de généralistes en Région Parisienne (Leblanc et Huas 96) montre que:
Motifs de prescription par les généralistes: Insomnie 64% Anxiété 49% , états dépressifs 30% PSYCHOTROPES Depuis 40 ans la psychopharmacologie n'a pas connu de grande révolution, horrmis une meilleure connaissance du mode d'action des psychotropes et un réel progès de la pharmacovigilance. Les laboratoires ont commercialisé de nombeux produits, et pourtant les premiers antidépresseurs et neuroleptiques sont toujours d'actualité. Shématiquement il faut garder à l'esprit les éléments suivants pour obtenir le meilleur rapport bénéfices/ risques avant de prescire un produit: Bénéfices de la prescription d'un psychotrope ?
Risques de la prescription d'un psychotrope ?
LES PSYCHOTROPES MIS À NOTRE DISPOSITION 1-Les anxiolytiques:
2 Les hypnotiques:
3 -Les antidépresseurs
4- Les thymorégulateurs
5- Les neuroleptiques
1-Les anxiolytiques: 1-1 Les BZD :chefs de file des tranquilisants Acides très lipophiles qui se fixent sur des sites membranaires liés aux récepteurs GABA Effets :Anxiolytiques et sédatifs , myorelaxants, anticonvulsivants Indications:
Pharmacocinétique
Les BZD utilisées comme hypnotiques ont une demi-vie courte évitant en principe les effets résiduels du matin (somnolence ,amertume, sécheresse nasale et xérostomie,troubles mnésiques) Contre-indications
Effets secondaires mineursqui disparaissent en quelques jours ou imposent une réduction posologique:
Ils sont surestimés en dehors du début du traitement où ils sont liés à la sédation (sauf pour Temesta , Halcion, Rohypnol)
Autres effets notés
Effets secondaires sévères par surdosage:
Abus de consommation- pharmacodépendance
Elle existe essentiellement pour la sédation et peu pour l'anxiolyse
-La dépendance psychique --> chez les patients à risque:
Le syndrôme de sevrage:
------> Bien prescrire idéalement les BZD:
( certaines poso sont égales au placebo Valium= 10 mg, Tranxène 10 mg ).
En repérant - l'anxiété symptôme d'une affection psychiatrique ---> traitement spécifique -Les patients à risque de dépendance --> prescrire d'autres molécules : antihistaminiques (Atarax, Théralène), ATD sédatifs (Laroxyl), neuroleptiques à faibles doses (Tercian, Nozinan ,Melleril). En evitant les hypnotiques BZD Contrat de durée de traitement avec le patient +++ La durée du traitement est réglementairement limitée ( loi du 7 octobre 1991): 12 semaines maxi pour tous les tranquilisants sauf pour l' Halcion (2 semaines) et autres hypnotiques(4 semaines) 1-2 Carbamates Equanilmeprobamate 6 à16 H cp à 250 et400 mg ampoules à 400 mg Méprobamatemeprobamate cp à 200 mg Risque élévé de dépendance, potentiel létal élevé en cas de prise massive, inducteur enzymatique (comme les barbiturique). Troubles confuso-oniriques en cas de sevrage brutal 1-3 Hydroxysine ATARAXHydroxysine 19 à 39 H cp à 25, 100 mg sirop 2mg/ml amp 100mg /2ml Pas de dépendance mais efficacité moins documentée 1-4 Buspirone BUSPARbuspirone 3 H cp à 10 mg
1-5 Associations ATRIUMfebarbamate-difébarbamate-phénobarbital 50 mg-35mg-15 mg Conjugue les effets secondaires sans efficacité supérieure aux BZD 1.6 autres COVATINEcaptodiame cp à 50 mg STRESAMetifoxine gel à 50 mg Le stresam est une benzoxazine et a les mêmes CI que les BZD 2. Les hypnotiques: Indications: Identifier le trouble du sommeil
Différencier
--> traiter les causes somatiques ; algies, prurit, dyspnée ect... --> dans 35% des cas elle est secondaire à une pathologie psychiatrique. Les insomniaques chroniques traités ont un sommeil moins long et de plus mauvaise qualité que les patients identiques non traités.+++ Bien prescrire
Le sevrage de l'hypnotique chez l'insomniaque chronique
2-1 les hypnotiques BZD
CI majeures: allergie aux BZD et insuffisance respiratoire sévère Effets notés
2-2-Molécules apparentées aux BZD Car elles se fixent sur le même complexe macromoléculaire (recepteur GABA-canal chlore) favorisant la pénétration du chlore dans les neurones
Elles ont le meilleur rapport bénéfice/ risque Peu ou pas de dépendance mais n'agissent pas sur l'anxiété (causes d'echec). Un effet résiduel est fréquemment rapporté pour l'Imovane; sensation d'amertume buccale. 2-3-Phenothiazines Antihistaminiques (neuroleptiques cachés) ne donnant pas de dépendance ni de troubles mnésiques mais dont les effets résiduels sont importants et l'efficacité moindre.
2-4 -Associations : associent les effets secondaires sans augmenter l'efficacité
suite;
4 mai Le rohypnol, une drogue dure amnésiante.(Je rappel que le rohypnol est toujours prescrit en France.)
Médecine générale / de famille .
Le Rohypnol, une drogue dure amnésiante.
Conclusions : Le Rohypnol™ est une drogue dure, succédané de l'héroïne et un amnésiant puissant. Ce produit est dangereux par son pouvoir amnésiant et désinhibant. Ce produit n'a plus de place en thérapeutique.
1 mai 320 millions d'euros de tranquillisants et somnifèresParmi les psychotropes, les benzodiazépines constituent une famille chimique particulière, comprenant des hypnotiques (ou somnifères) et des anxiolytiques (ou tranquillisants). Les benzodiazépines posent des problèmes spécifiques en termes de risque de dépendance ou de troubles de la mémoire, de diminution de la vigilance ou encore de détournement d’usage. En 2004, plus de 10 millions de Français ont eu au moins une prescription d’anxiolytique et plus de 5 millions d’hypnotique. Les femmes et les personnes âgées sont très concernées. La France se situe depuis de nombreuses années parmi les plus grands consommateurs de ces substances. En Franche-Comté, la consommation est supérieure à la moyenne nationale, donc en tête sur le plan européen. Exposé des motifs Économiques Les Français consomment deux fois plus d’anxiolytiques que les Espagnols et huit fois plus que les Anglais. Pour les hypnotiques, c’est deux fois plus que les Allemands et les Italiens. En 2004, 51,1 millions de boites de somnifères et 55,6 millions de tranquillisants ont été achetés, ce qui représente 320 millions d’euros. Il existe donc une exception française de surconsommation qui induit un surcoût économique et pose des problèmes de
de santé publique en créant des risques de
dépendance et de baisse de la vigilance. La surconsomation française de tranquilllisants et somnifères. Conséquences dramatiques.DEPENDANCE, CHUTES, ACCIDENTS …PRUDENCE AVEC LES TRANQUILLISANTS ET LES SOMNIFERES L ’ETAT DES LIEUXLa surconsommation française de tranquillisants et de somnifères Les anxiolytiques (ou tranquillisants) permettent de traiter l ’anxiété et ses manifestations(crises d ’angoisse aiguë, troubles anxieux réactionnels)Les hypnotiques (somnifères) permettent de prendre en charge les troubles du sommeil Les médicaments psychotropes constituent un ensemble hétérogène de molécules, qui ont comme point commun de proposer une réponse chimique à un trouble psychiatrique identifié. Parmi les psychotropes, ces deux classes correspondent à une même famille chimique 2.Plusieurs études menées en France depuis une quinzaine d ’année ont démontré unetendance à la banalisation de la prescription de ce type de médicaments. La France se situe depuis de nombreuses années parmi les plus grands consommateurs de tranquillisants et d ’hypnotiques.D ’après une étude du Credes3, le nombre de doses4 vendues, pour 1000 personnes et parjour était le suivant en 1992 : Allemagne France Italie Royaume Uni Hypnotiques 17,43 49,92 19,68 22,31 Anxiolytiques 12,62 69,18 28,98 7,05 Depuis, si l ’augmentation est relativement faible, elle n’en est pas moins constante et laFrance conserve ce particularisme. En 2004, le nombre de boîtes remboursées par l ’Assurance Maladie5 a par exempleaugmenté de 0,5% pour les anxiolytiques, et de 1,7% pour les hypnotiques. D ’après une étude de l’Assurance Maladie6, en 2000, 17,4% de la population française7 abénéficié d ’au moins une prescription d’anxiolytique, 8,8% d’une prescription d’hypnotique.2 La classe des benzodiazépines recouvre la quasi-totalité des anxiolytiques et hypnotiques3 T. Lecomte, V. Paris « Consommation de pharmacie en Europe - Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni » CREDES,décembre 1994 4 Une dose correspond à la posologie recommandée pour 24 H5 Pour la population protégée du régime général. Ce chiffre ne prend pas en compte les assurés relevant du régime agricole,du régime des travailleurs indépendants, et des sections locales mutualistes. En Bourgogne, environ 71% des assurés dépendent du régime général. 6 «Médicaments psychotropes : consommation et pratiques de prescription en France métropolitaine ». Revue Médicale del ’Assurance Maladie volume 34 n°2/ avril-juin 2003.7 Population protégée par le régime général.Dépendance, chutes, accidents.... Prudence avec les tranquillisants et les somnifères URCAM BOURGOGNE – Juin 2005 6Saône-et-Loire 2,6 boîtes/pers Nièvre 3,0 boîtes/pers Yonne 2,6 boîtes/pers Côte-d'Or 2,3 boîtes/pers Ceci démontre une évidente tendance à la banalisation de ces produits en France. Plus de deux boîtes et demi de tranquillisants et somnifères par bourguignon en 2004 La Bourgogne fait partie des régions dans lesquelles l ’usage de ce type de médicaments estle plus répandu. En 2004, le nombre de boîtes remboursées a augmenté dans de fortes proportions : + 5,1% pour les anxiolytiques (0,5% en France) ; + 2,4% pour les hypnotiques (1,7% en France). En 2004, près de 3,5 millions de boîtes ont été consommées par les bourguignons 8 : environ 2 millionsd ’hypnotiques et 1,5 milliond ’anxiolytiques.Cela correspond à 2,6 boîtes par personne. Les écarts entre départements sont assez significatifs : de 2,3 boîtes par personne en Côte d ’Or à 3 dans laNièvre. Des populations plus spécifiquement concernées L ’étude de l’Assurance Maladie de 2000 montrait que, à partir de 60 ans, un cinquième deshommes et un tiers des femmes étaient consommateurs de tranquillisants. Une autre étude menée par la CPAM de Côte d ’Or a montré que 49% des consommateursde tranquillisants et somnifères en 2003 avaient plus de 60 ans. Les femmes représentent 70% du total des consommateurs, les femmes de plus de 60 ans 36%. Plusieurs publics sont ainsi particulièrement concernés par l ’usage de ces médicaments etpar les risques associés : - les personnes âgées- les femmeset également les jeunes 9: si la consommation est peu répandue pour ces classes d’âge,certains contextes (stress lié aux examens …) ou types d’usage (consommations ’apparentant à celle de drogues) peuvent entraîner une familiarisation précoce avec cesproduits. 8 Régime général, régime agricole et régime des artisans et commerçants : 90% de la population environ.9 D’après une étude de l’URCAM de Picardie : en 2000, en Picardie, 8,2% des assurés de 15-25 ans ont consommé destranquillisants. Cette pratique concernait près de 12% des filles de cette tranche d ’âge.Dépendance, chutes, accidents.... Prudence avec les tranquillisants et les somnifères URCAM BOURGOGNE – Juin 2005 7UN ENJEU DE SANTE PUBLIQUE Des médicaments à utiliser avec prudence Des précautions non respectées La prise de ces médicaments peut avoir de multiples conséquences néfastes, c ’est pourquoiles autorités scientifiques 10 recommandent certaines précautions dans leur utilisation.- Un traitement brefLa durée maximale doit être : de 4 à 12 semaines pour les tranquillisants, et de 2 à 4 semaines pour les somnifères (période de sevrage incluse). - une réévaluation régulière du traitementEn l ’absence d’amélioration notable, une réévaluation pour réadapter le traitement estnécessaire. - pas d’associationsIl ne faut pas associer deux tranquillisants ou deux somnifères lors du traitement. - un sevrage progressifL ’arrêt du traitement ne doit pas être brutal : il faut diminuer les doses progressivementDans l ’étude de l’Assurance Maladie de 2000, il apparaissait que 35% des consommateursd ’anxiolytiques avaient eu plus de 4 prescriptions dans l’année ; ce qui était également le casde 37% des consommateurs d ’hypnotiques.D ’après une étude sur un échantillon de consommateurs d’anxiolytiques et hypnotiques11,âgés de plus de 60 ans, 77% d ’entre eux étaient consommateurs, de façon continue, depuisplus de 2 ans. Contrairement aux recommandations, un nombre important de traitements sont donc pris de façon continue, ce qui pose un véritable problème de santé publique. Des effets secondaires dangereux - l ’usage de ces médicaments entraîne rapidement l’apparition d’une dépendance. Celle-ciest renforcée par la durée du traitement et le dosage. La dépendance, physique et psychique, se manifeste à l ’arrêt du traitement par des symptômes de manque commel ’insomnie, l’anxiété, l’irritabilité, les douleurs musculaires.- les troubles de la mémoire et de l’apprentissageCes médicaments entraînent en particulier des troubles de la mémoire des faits récents. - les troubles de la vigilance et la somnolenceL ’usage de ces médicaments peut entraîner des accidents de la circulation et du travail.10 Agence Nationale pour le Développement de l’Evaluation Médicale, « recommandations et références médicales », janvier1995. 11 N.Lechevallier, A.Fourrier, C.Berr. Utilisation de benzodiazépines chez le sujet âgé : données de la cohorte EVA. Revueepidémiologique de Santé Publiquen, 2003 Dépendance, chutes, accidents.... Prudence avec les tranquillisants et les somnifères URCAM BOURGOGNE – Juin 2005 8- des risques particuliers chez les personnes âgéesPour ces dernières, l ’usage des médicaments est aussi à l’origine de chutes, auxconséquences dramatiques. En 1999, les chutes chez les personnes de 75 ans et plus ont été la cause de 8500 décès en France. On estime que les psychotropes sont responsables d ’environ 20% des chutes despersonnes âgées à domicile, et 30% quand elles vivent en institution 12.Les personnes âgées sont également particulièrement concernées par les risques d ’accidents iatrogènes.Les psychotropes seraient en cause dans un quart de ces accidents liés à une interaction entre plusieurs médicaments 13.LES CHIFFRES EN BOURGOGNE LES EFFORTS A FAIRE EN BOURGOGNE EN 2005 L ’objectif en Bourgogne est de baisser la consommation de près de 11% en 2005, soitune économie attendue de 1 million d ’euros.Côte-d'Or Nièvre Saône-et-L. Yonne Bourgogne France Evolution du montant remboursé janv-mars 05/janv- mars 04 -4,3% -4,9% -3,3% -6,9% -4,7% -3,8%Objectif sur 2005 -9,8% -12,1% -11,8% -10,6% -10,9% -10,0% Dépense attendue 2005 1 700 000 € 1 040 000 € 2 150 000 € 1 450 000 € 6 360 000 € 231 230 000 €12 Blain H, Blain A, Trechot P , Jeandel C, Rôle des médicaments dans les chutes des sujets âgés : aspects épidémiologiques.Presse Med 2000 ; 29 : 673-80 13 D’après la Caisse Centrale de Mutualité Sociale Agricole, les accidents iatrogènes seraient le motif de 20% des hospitalisations pour lespersonnes âgées de plus de 80 ans.
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