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12 mai

psychotropes et dépendances

Psychotropes et dépendances

Observatoire français des drogues et des toxicomanies

http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/psydependance.pdf

"Ma plus grande erreur: faire confiance à des médecins" Plus de 1800 témoignages sur le sevrage aux benzodiazépines

Plus de 2400 témoignages sur le sevrage aux benzodiazépines sur le net :
« Ma plus grande erreur: faire confiance à des médecins ! »
«Les médecins qui les prescrivent devrait être jugés et condamnés»

traduit de :
http://www.petitiononline.com/mod_perl/signed.cgi?benzo&1

traduction google :
http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fwww.petitiononline.com%2Fmod_perl%2Fsigned.cgi%3Fbenzo%261&langpair=en%7Cfr&hl=fr&ie=UTF-8&oe=UTF-8&prev=%2Flanguage_tools

« Toutes les benzodiazépines sont des drogues horribles prescritent par des médecins qui ne devraient pas prescrire ce poison. Il faut interdire toutes les benzodiazépines !
Cette drogue est horrible.
Inadmissible de vendre un tel poison. J'ai perdu mon frère de 39 ans à cause de ces poisons.
Ma mére s'est suicidée a cause des benzodiazepines
Cette « médecine » est réellement un poison ; elle te tuera toi et ton esprit, lentement et silencieusement et ce malgrès les haussements d’èpaules du docteur.
Rivotril a ruiné ma vie.
C’est l’enfer pour cesser de prendre ces comprimés terribles. Les médecins que les perscrivent devrait être jugés et condamnés.
les benzos ont ruinés ma vie.
Les Benzos devraient être interdites. Ils ont assuré 10 ans de ma vie. Le sevrage est horrible.
Ces drogues ont détruit 22 ans de ma vie .
Je stoppe Lorazapam il y a 3 mois et je souffre énormément et maintenant mes 4 enfants n'ont plus de maman pour prendre soin d'eux. C'est mon plus mauvais cauchemar.
Dévasté par le sevrage de cette drogue etc… ! ! ! !
Les médecins doivent cesser de distribuer leur poison comme de la sucrerie.
Ce sont les plus mauvaises drogues qui n’aient jamais existé. Elles devraient tout être jeté dans les toilettes. Ne jamais les prendre, elles ruineront votre vie.

On m’a dit que cela ne provoquait pas de dépendance
Ils ont fait un désastre de ma vie.
Temesta a presque pris ma vie.
Je suis passé par l'enfer dû au sevrage des benzos.
Si j'avais su dans quel enfer ces drogues me menait, je ne les aurais jamais pris.
Cette drogue horrible a ruiné ma vie.
Je suis presque mort de prendre des benzos. Quelque chose doit être faite maintenant.
Je passe par l'enfer pour me sortir du Tranxène.
J'ai passé les deux dernières années dans l'enfer. J'ai souffert la torture physique et mentale journalière et insupportable.
J’AI PERDU MON ÉPOUSE À CAUSE DES BENZOS
Ma plus grande erreur faire confiance à des médecins.
Ces médicaments sont extrêmement dangereux.
Les drogues les plus terribles sur la planète ! Toutes benzos drogues devraient être retirés du marché, AUSSITÔT QUE POSSIBLE ! !
Les benzos sont des poisons.
Arrêter la douleur provoquée par les benzos !
Je suis passé par l'enfer. J’ai des amis qui sont passé par là aussi et qui ont tout perdu. Ceci doit S'ARRÊTER !
Bienvenue en enfer quand vous vous arrêtez. » ...etc

10 mai

Médicaments psychotropes:données nationales 2000

Médicaments psychotropes : consommation et pratiques de prescription

en France métropolitaine. I. Données nationales, 2000

Psychotropic Medications: Prescriptions and Use in Metropolitan France.

I. National Data For 2000

http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Psychotropes_donnees_nat.pdf

9 mai

benzodiazépines, antidépresseurs, drogues: après vous avoir drogués vos médecins vont vous stériliser!!

Stériliser le lait, oui ; les toxicomanes, non. 

Depuis début mars, Madame Margriet Hermans, députée au Vlaams Raad, lance ses idées concernant la « prévention des drogues ».[1] Il s’agirait d’une part d’une stérilisation, volontaire et temporaire, des toxicomanes et d’autre part, d’un enfermement dans un centre de sevrage suivi d’un accompagnement obligatoire durant plusieurs années. 

Ces propositions montrent la vision d’un certain monde politique face aux consommateurs de drogues : des délinquants voire des criminels à incarcérer, des malades mentaux à enfermer et à soigner (dans un premier temps) pour les protéger d’eux-mêmes et protéger la société. Considérés irresponsables, il faut les contraindre. Que certains envisagent même de le faire au mépris de l’intégrité physique de ces personnes démontre le peu de respect accordé à leur humanité. En effet, on ne peut considérer comme « volontaire » une décision prise sous contrainte judiciaire avec comme seule alternative un séjour en prison. 

Aujourd’hui, malgré son coût humain et financier [2] important, l’échec de la guerre à la drogue… et aux drogués est pourtant patent. Madame Hermans le constate aussi mais, paradoxalement, propose encore davantage d’enfermement. Enfermement pour les usagers de drogues dures, placement de leurs enfants en famille d’accueil, stérilisation c’est à dire aussi l’enfermement dans un statut d’incapacité et d’irresponsabilité. 

Aider ces personnes en détresse, ce que tout le monde affirme souhaiter, passe-t-il par l’exclusion, l’enfermement, la contrainte, le recours à des traitements de « sous-hommes » ? Réalise-t-on qu’un tel durcissement des sanctions (« pour les aider ») aura pour conséquence première un durcissement symétrique de la capacité de la population à les insérer ? Ces mesures vont ainsi surtout les exclure encore davantage. N’est-ce pas d’ailleurs ce qui est en train de se passer sous nos yeux concernant « les jeunes » : pour réagir à des cas de violence isolés, l’Etat est en train de mettre en place des dispositifs de contrôle et de contrainte démesurés sans véritablement s’attaquer à leurs causes.  

D’ailleurs, on constate une fois de plus que le volet préventif des usages problématiques n’est pas abordé par le politique. Nos responsables n’ont-ils plus que la répression, le contrôle et l’enfermement comme solutions aux différents problèmes de la société ? Actuellement, la prévention, pourtant présentée comme prioritaire, [3] ne reçoit que 4% des moyens [4] dévolus à la politique des drogues en Belgique.  

Soyons clair : l’enfermement, carcéral ou médical, n’a pas réglé et ne règlera pas la question de l’usage de drogues. Rappelons que les toxicomanes sont et demeurent des êtres humains à part entière disposant de l’usage de leur raison malgré leur consommation de drogues. [5] Dès lors, ne conviendrait-il pas d’éviter les a priori sur leurs difficultés et sur les problématiques qu’ils vivent ? Un peu comme dans l’expérience liégeoise de distribution contrôlée d’héroïne où l’Etat se fait (pour une fois) violence en ne subordonnant pas d’office son aide à l’arrêt de la consommation.  

Pour améliorer durablement la situation, ne conviendrait-il pas que l’autorité publique, et, reconnaissons-le, une bonne part de la population, changent le regard qu’elles portent sur les consommateurs de drogues et écoutent l’expertise des professionnels des soins et de la prévention ? Peut-être faut-il commencer par créer un lieu où débattre de façon méthodique de telles questions ? [6]  

Comme le grand public, nos responsables politiques perçoivent ce phénomène d’assez loin. Tant les professionnels qui côtoient au jour le jour les usagers de drogues que ceux qui analysent l’évolution, l’étendue et la nature profonde des situations disposent d’un savoir utile à la prise de décision politique. Sachant qu’il faut apporter des solutions diversifiées à des situations très différentes les unes des autres. 

Changer de méthode pourrait éviter à l’avenir les fausses solutions à ces vrais problèmes. Commencerait alors une nouvelle approche du phénomène. Plus respectueuse de l’être humain, plus citoyenne et, au final, faisons-en le pari, plus efficace.

http://www.infor-drogues.be/_news.php?id=44

Conseils aux generalistes pour droguer leurs clients: le catalogue complet des drogues

NOVEMBRE 1996

PSYCHOTROPES

Dr. Henri PARTOUCHE, médecin généraliste

Quel copyright pour ce document? Ce document a été élaboré par un membre de SFTG Paris-Nord. La Formation Médicale Continue n'est la propriété de personne. C'est pourquoi vous pouvez utiliser ce document comme bon vous semble. Il n'est protégé par aucun copyright. Si vous êtes élégant, vous en indiquerez l'origine.

SITUATION ACTUELLE
Prévalence des troubles psychiques en France
    • Troubles anxieux : 13% Les troubles anxieux motivent 1/3 des consultations auprès des généralistes.
    • Insomnie : 20 à 40%
    • États dépressifs : 10 % 13,7% des consultants à Paris sont déprimés
Prescriptions et consommations
    • Consommation de BZD 10% des Français
    • 32 % des plus de 65 ans à domicile et 42 % des plus de 65 ans en institution
    • Les tranquilisants sont prescrits par le généraliste dans 85% des cas (Rapport Zarifian 95)
Mais une étude récente sur 525 patients de généralistes en Région Parisienne (Leblanc et Huas 96) montre que:
    • 11% seulement des ordonnances de MG comportent un anxiolytique et/ou un hypnotique
    • 2% représentent un premier traitement
    • 2/3 des nouveaux traitements seront renouvelés au delà de 2 mois. L'insomnie est le motif principal de renouvellement .
Motifs de prescription par les généralistes: Insomnie 64% Anxiété 49% , états dépressifs 30%
PSYCHOTROPES
Depuis 40 ans la psychopharmacologie n'a pas connu de grande révolution, horrmis une meilleure connaissance du mode d'action des psychotropes et un réel progès de la pharmacovigilance.
Les laboratoires ont commercialisé de nombeux produits, et pourtant les premiers antidépresseurs et neuroleptiques sont toujours d'actualité.
Shématiquement il faut garder à l'esprit les éléments suivants pour obtenir le meilleur rapport bénéfices/ risques avant de prescire un produit:
Bénéfices de la prescription d'un psychotrope ?
    • Action sur les symptômes ? psychiques ? somatiques primaires ou et secondaires ?
    • Évitent une hospitalisation ( problème de coût)
    • Prévention des rechutes ?
    • Retour du lien social ?
    • Retour de la parole?
    • Possibilité d'une psychothérapie ?
    • Action durable ?
Risques de la prescription d'un psychotrope ?
    • Effets secondaires ? réversibles irréversibles
    • Toxicité en cas de prise massive ?
    • Toxicité en cas d'interactions médicamenteuses?
    • Aggravation de l'état psychique ?
      • dépendance ?
      • rechutes plus fréquentes ?
      • effets propres du produit ?
      • psychothérapie rendue plus difficile ?
LES PSYCHOTROPES MIS À NOTRE DISPOSITION
1-Les anxiolytiques:
    • 1-1 Les BZD
    • 1-2 Carbamates
    • 1-3 Hydroxysine
    • 1-4 Buspirone
    • 1-5 associations
    • 1-6 autres molécules anxiolytiques
2 Les hypnotiques:
    • 2-1 BZD
    • 2-2 Molécules apparentées aux BZD
    • 2-3 Phenothiazines antiH1
    • 2-4 -Associations :
    • 2-5-Barbituriques :
3 -Les antidépresseurs
    • 3-1 IMAO classiques non selectifs et irréversibles:
    • 3-2 Nouveaux IMAO : sélectifs et réversibles de la MAO (A)
    • 3-3 Tricycliques classiques : imipramine et dérivés
    • 3-4 Nouveaux tricycliques et apparentés
    • 3-5 Non cycliques non IMAO
    • 3-6 les IRS sélectifs
    • 3-7 Substances à activité antidépressive
4- Les thymorégulateurs
    • 4-1 Lithium
    • 4-2 Anti épileptiques : Tégrétol Dépamide Rivotril
5- Les neuroleptiques
    • 1-Phénothiazines
    • 2-Butyrophénone
    • 3- Benzamides
    • 4-Thioxanthènes
    • 5-Autres molécules
1-Les anxiolytiques:
1-1 Les BZD :
chefs de file des tranquilisants
Acides très lipophiles qui se fixent sur des sites membranaires liés aux récepteurs GABA
Effets :
Anxiolytiques et sédatifs , myorelaxants, anticonvulsivants
Indications:
    • Restent le meilleur traitement de l'anxiété (+-manifestations somatiques)
    • Ne préviennent pas les " troubles obsessionnels compulsifs" et les troubles paniques (névrose d'angoisse ), exepté le Xanax ( alprasolam) .
    • Dans la dépression avec anxiété, mieux vaut donner un ATD sédatif en sachant qu'au bout de 10 jours les ATD sont anxiolytiques( il n'existe pas d'étude prouvant que la bithérapie est plus efficace)
Pharmacocinétique
    • Absorption variable, allant de 30 mn ( Rohypnol) à 6 h
    • (la voie IM n'est pas plus rapide que per os pour le valium)
    • Le pic plasmatique après absorption peut varier de 1 H (Tranxène, Valium) à 4 H (Lysanxia)
    • Métabolisme hépatique , élimination rénale
    • Risque d'accumulation en cas d'hypoprotidémie (patients âgés)
    • La demi-vie plasmatique peut varier de 4 à 77 heures selon la molécule

Vératran

clotiazépam

4 h

cp. sec.

5 mg 10 mg

Seresta

oxazepam

8 h

cp. sec

10 mg ,.50 mg

Temesta

lorazepam

12 h

cp sec

1 mg , 2,5 mg

Xanax

alprazolam

12 h

cp sec 0.25 mg

0,50 mg

Lexomil

bromazépam

20 h

cp. sec. 6 mg

Librium

chlordiazépoxide

23 h

cp. 5 mg

gél. 10 mg

Urbanyl

clobazam

30 h

gél. 5 mg

cp 10, 20 mg

Tranxène

clorazépate-K

55 h

gél. 5,10,50 mg

amp 30 mg

Nordaz

nordazepam

55 h

cp séc.

7.5 mg, 15 mg

Valium

diazépam

55 h

cp sec 2 mg,

5 mg, 10 mg

amp. 10 mg

Lysanxia

prapezam

65 h

cp. sec.

10 mg, 40 mg

gouttes 1/2 mg par goutte

Victan

loflazépate

77 h

cp. 2 mg

Les BZD utilisées comme hypnotiques ont une demi-vie courte évitant en principe les effets résiduels du matin (somnolence ,amertume, sécheresse nasale et xérostomie,troubles mnésiques)
Contre-indications
    • Myasthénie , insuffisance respiratoire décompensée, apnées du sommeil , hypersensibilité connue aux BZD
    • Insuffisance hépatique, insuffisance rénale
Effets secondaires mineurs
qui disparaissent en quelques jours ou imposent une réduction posologique:
    • Troubles de la vigilance; apathie et somnolence diurne
    • Sensation d'ébriété, vertiges, maladresses motrices,
    • Troubles de la mémoire :
Ils sont surestimés en dehors du début du traitement où ils sont liés à la sédation (sauf pour Temesta , Halcion, Rohypnol)
    • Diminution du temps de réaction au volant
    • Amertume et sécheresse buccale , sécheresse nasale.
Autres effets notés
    • Rebond anxieux paradoxal avec excitation et troubles du caractère
    • Chez les personnes âgées: hallucination hypnagogiques, sensations d'étrangeté, cauchemars
Effets secondaires sévères par surdosage:
    • Dysarthrie, troubles de la marche, tremblements fins, obnubilation, hyporéflexie voire confusion mentale ++
    • Chute par excès de myorelaxation chez les personnes âgées--> fractures
Abus de consommation- pharmacodépendance
    • Facteurs de risque :
      • - produits d'action rapide et de 1/2 vie courte (hypnotiques)
      • - doses élevées et longue durée de consommation
      • - âge avancé
      • - conduite addictive (alcool, tabac, boulimie), troubles de la personnalité (type obsessionnel), névrose d'angoisse
      • -pathologie somatique associée
    • La pharmacodépendance associe:
      • - La tolérance aux produits nécéssitant l'augmentation des posologies.
Elle existe essentiellement pour la sédation et peu pour l'anxiolyse
    • - La dépendance physique avec syndrôme de sevrage
 
    • Risque de 25% à 50% si traitement de plus d'un an
-La dépendance psychique --> chez les patients à risque:
    • les polytoxicomanes
    • les toxicomanes aux médicaments exclusifs (femmes alcooliques surtout )
    • les usagers chroniques "toxicomanes qui s'ignorent" (obsessionnels).
Le syndrôme de sevrage:
    • Apparaît en 24-48H avec BZD à demi-vie courte et 4-6 jours avec BZD à demi-vie longues Peut durer un mois
    • Signes physiques:Douleurs musculaires, fasciculations, trembements, vertiges , céphalées, palpitations, troubles de la vue, nausées , anorexie, douleurs abdominales
    • Sensoriels: Hyperesthésie sensorielle (tactile, olfactive, visuelle)
    • Neuro psychiques : Agitation, impatience, insomnie, dysthymie, dysphorie anxieuse, rebond anxieux, idées suicidaires, dépersonnalisation voire état confuso-délirant ou crise d'épilepsie surtout avec les BZD à demi-vie courte
------> Bien prescrire idéalement les BZD:
    • Plus petite dose possible mais efficace avec arrêt progressif
( certaines poso sont égales au placebo Valium= 10 mg, Tranxène 10 mg ).
    • Prescription courte et arrêt dégressif.
    • Eviter la dépendance:
En repérant
- l'anxiété symptôme d'une affection psychiatrique
---> traitement spécifique
-Les patients à risque de dépendance
--> prescrire d'autres molécules : antihistaminiques (Atarax, Théralène), ATD sédatifs (Laroxyl), neuroleptiques à faibles doses (Tercian, Nozinan ,Melleril).
En evitant les hypnotiques BZD
Contrat de durée de traitement avec le patient +++
La durée du traitement est réglementairement limitée ( loi du 7 octobre 1991): 12 semaines maxi pour tous les tranquilisants sauf pour l' Halcion (2 semaines) et autres hypnotiques(4 semaines)
1-2 Carbamates
Equanil
meprobamate 6 à16 H cp à 250 et400 mg ampoules à 400 mg
Méprobamate
meprobamate cp à 200 mg
Risque élévé de dépendance, potentiel létal élevé en cas de prise massive, inducteur enzymatique (comme les barbiturique). Troubles confuso-oniriques en cas de sevrage brutal
1-3 Hydroxysine
ATARAX
Hydroxysine 19 à 39 H cp à 25, 100 mg sirop 2mg/ml amp 100mg /2ml
Pas de dépendance mais efficacité moins documentée
1-4 Buspirone
BUSPAR
buspirone 3 H cp à 10 mg
    • Antagoniste serotoninergique ( 5 HT1A)
    • Pas de dépendance mais efficacité moins constante ( surtout chez les patients ayant pris des BZD avant) et non immédiate (quelques jours)
    • Pas de troubles mnésiques pas de sédation, pas d'interaction avec l'alcool, pas de syndrôme de sevrage Chef de file de nouveaux produits prometteurs (anxiolytiques avec effet antidépresseur) ( la gépirone etc.. ) .
1-5 Associations
ATRIUM
febarbamate-difébarbamate-phénobarbital 50 mg-35mg-15 mg
Conjugue les effets secondaires sans efficacité supérieure aux BZD
1.6 autres
COVATINE
captodiame cp à 50 mg
STRESAM
etifoxine gel à 50 mg
Le stresam est une benzoxazine et a les mêmes CI que les BZD
2. Les hypnotiques:
Indications:
Identifier le trouble du sommeil
    • - difficultés d'endormissement de plus de 30 mn
    • - réveils fréquents avec difficultés à se rendormir
    • - sommeil non réparateur avec réveil pénible
    • - l'hypnogramme ( EEG) est perturbé avec réduction des temps de sommeil profond et paradoxal
Différencier
    • - l'insomnie transitoire occasionnelle ( inférieure à 3 semaines): c'est la meilleure indication des hypnotiques
    • - de l'insomnie chronique qui est souvent plurifactorielle
--> traiter les causes somatiques ; algies, prurit, dyspnée ect...
--> dans 35% des cas elle est secondaire à une pathologie psychiatrique.
Les insomniaques chroniques traités ont un sommeil moins long et de plus mauvaise qualité que les patients identiques non traités.+++
Bien prescrire
    • traitement de durée courte à la plus petite dose possible avec arrêt progressif (par 1/4 cp) et réévaluer.
    • Expliquer au patient la nécessité de limiter la durée de traitement et l'existence du possible effet rebond à l'arrêt du traitement.
    • Insister sur l'hygiène du sommeil (horaires régulières, durée au lit limitée, et détente avant le coucher)
    • Eviter en cas de troubles anxieux de prescrire un sédatif au moment du coucher pour éviter un conditionnement associant anxiolytique et sommeil.
    • En cas de facteurs de risques de dépendance utiliser plutôt: Stilnox ou Imovane, Laroxyl voire Melleril, Tercian, Nozinan à faibles doses
    • -prendre le temps de consultatons spécifiques +++
Le sevrage de l'hypnotique chez l'insomniaque chronique
    • prendre le temps de consultatons spécifiques +++
    • Est-ce utile ? (personnes âgées )
    • situer le symptôme "insomnie" parmi d’autres symptômes
    • structure /personnalité âge du patient
    • conseil d'hygiène et soutien psychothérapique centré sur la verbalisation et la restauration de l'imaginaire ++
    • réduction des doses d'1/4 par palier de 1 à 2 semaines
    • prise en charge particulière des toxicomanies aux hypnotiques
    • utilisation du Théralène( 20- 30 gouttes le soir) du Tercian ( 5 à 25 mg) éventuellement du Tégrétol pour diminuer le sydrôme de sevrage aux BZD
2-1 les hypnotiques BZD

spécialité

DCI

1/2 vie

présentation

HALCION

triazolam

2.7 h

cp sec

0.125 mg

HAVLANE

loprazolam

8 h

cp sec 1 mg

NORMISON

temazepam

8 h

caps

10 mg;20 mg

NOCTAMIDE

lometazepam

10 h

cp sec

1 mg; 2 mg

NUCTALON

estazolam

14 h

cp sec 2 mg

ROHYPNOL

flunitrazepam

20 h

cp sec

1 mg 2 mg

MOGADON

nitrazepam

23 h

cp sec

5 mg

CI majeures
: allergie aux BZD et insuffisance respiratoire sévère
Effets notés
    • Toxicomanie au Rohypnol pour son effet d'euphorie avec levée d'inhibition, obnubilation et amnésie antérograde à fortes doses
    • Syndrôme " d'amnésie- automatisme " avec l'Halcion 0,5mg (retiré du marché)
2-2-Molécules apparentées aux BZD
Car elles se fixent sur le même complexe macromoléculaire (recepteur GABA-canal chlore) favorisant la pénétration du chlore dans les neurones

STILNOX,

IVADAL

zolpidem

2.4 h

cp sec

10 mg

IMOVANE

zopiclone

5 h

cp sec

7.5 mg

Elles ont le meilleur rapport bénéfice/ risque
Peu ou pas de dépendance mais n'agissent pas sur l'anxiété (causes d'echec). Un effet résiduel est fréquemment rapporté pour l'Imovane; sensation d'amertume buccale.
2-3-Phenothiazines
Antihistaminiques (neuroleptiques cachés) ne donnant pas de dépendance ni de troubles mnésiques mais dont les effets résiduels sont importants et l'efficacité moindre.

THERALENE

alimemazine

4 h

cp 5 mg

NOPRON

niaprazine

4.5 h

15 mg / cuill.mes

2-4 -Associations :
associent les effets secondaires sans augmenter l'efficacité

NOCTRAN 10

chlorazepate di-K

acepropetazine

acepromazine

10 mg

7.5 mg

0.75 mg

MEPRONIZINE

meprobamate

aceprometazine

400 mg

10 mg

 

 

 

suite;
http://www.paris-nord-sftg.com/cr.psychotropes.96.htm

 

4 mai

Le rohypnol, une drogue dure amnésiante.

 
(Je rappel que le rohypnol est toujours prescrit en France.)
 
Médecine générale / de famille .
Le Rohypnol, une drogue dure amnésiante.
 
Conclusions : Le Rohypnol™ est une drogue dure, succédané de l'héroïne et un amnésiant puissant. Ce produit est dangereux par son pouvoir amnésiant et désinhibant. Ce produit n'a plus de place en thérapeutique.
 
 
1 mai

320 millions d'euros de tranquillisants et somnifères

Parmi les psychotropes, les benzodiazépines constituent une famille chimique

particulière, comprenant des hypnotiques (ou somnifères) et des anxiolytiques (ou

tranquillisants). Les benzodiazépines posent des problèmes spécifiques en termes de

risque de dépendance ou de troubles de la mémoire, de diminution de la vigilance

ou encore de détournement d’usage.

En 2004, plus de 10 millions de Français ont eu au moins une prescription

d’anxiolytique et plus de 5 millions d’hypnotique. Les femmes et les personnes âgées

sont très concernées.

La France se situe depuis de nombreuses années parmi les plus grands consommateurs

de ces substances.

En Franche-Comté, la consommation est supérieure à la moyenne nationale, donc en

tête sur le plan européen.

Exposé des

motifs

Économiques

Les Français consomment deux fois plus d’anxiolytiques que les Espagnols et huit fois

plus que les Anglais. Pour les hypnotiques, c’est deux fois plus que les Allemands et

les Italiens. En 2004, 51,1 millions de boites de somnifères et 55,6 millions de

tranquillisants ont été achetés, ce qui représente 320 millions d’euros.

Il existe donc une exception française de surconsommation qui induit un surcoût

économique et pose des problèmes de

de santé publique en créant des risques de

dépendance et de baisse de la vigilance.

http://www.urcam.org/fileadmin/FRANCHE-COMTE/publications/docs_PQP/Anxyolitiques-hypnotiques_2006.pdf

La surconsomation française de tranquilllisants et somnifères. Conséquences dramatiques.

DEPENDANCE, CHUTES, ACCIDENTS

PRUDENCE AVEC LES TRANQUILLISANTS ET LES SOMNIFERES

L

ETAT DES LIEUX

La surconsommation française de tranquillisants et de somnifères

Les anxiolytiques (ou tranquillisants) permettent de traiter l

anxiété et ses manifestations

(crises dangoisse aiguë, troubles anxieux réactionnels)

Les hypnotiques (somnifères) permettent de prendre en charge les troubles du sommeil

Les médicaments psychotropes constituent un ensemble hétérogène de molécules, qui ont

comme point commun de proposer une réponse chimique à un trouble psychiatrique

identifié.

Parmi les psychotropes, ces deux classes correspondent à une même famille chimique

2.

Plusieurs études menées en France depuis une quinzaine d

année ont démontré une

tendance à la banalisation de la prescription de ce type de médicaments.

La France se situe depuis de nombreuses années parmi les plus grands consommateurs de

tranquillisants et d

hypnotiques.

D

après une étude du Credes3, le nombre de doses4 vendues, pour 1000 personnes et par

jour était le suivant en 1992 :

Allemagne France Italie Royaume Uni

Hypnotiques 17,43 49,92 19,68 22,31

Anxiolytiques 12,62 69,18 28,98 7,05

Depuis, si l

augmentation est relativement faible, elle nen est pas moins constante et la

France conserve ce particularisme.

En 2004, le nombre de boîtes remboursées par l

Assurance Maladie5 a par exemple

augmenté de 0,5% pour les anxiolytiques, et de 1,7% pour les hypnotiques.

D

après une étude de lAssurance Maladie6, en 2000, 17,4% de la population française7 a

bénéficié d

au moins une prescription danxiolytique, 8,8% dune prescription dhypnotique.

2

La classe des benzodiazépines recouvre la quasi-totalité des anxiolytiques et hypnotiques

3

T. Lecomte, V. Paris « Consommation de pharmacie en Europe - Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni » CREDES,

décembre 1994

4

Une dose correspond à la posologie recommandée pour 24 H

5

Pour la population protégée du régime général. Ce chiffre ne prend pas en compte les assurés relevant du régime agricole,

du régime des travailleurs indépendants, et des sections locales mutualistes.

En Bourgogne, environ 71% des assurés dépendent du régime général.

6

«Médicaments psychotropes : consommation et pratiques de prescription en France métropolitaine ». Revue Médicale de

l

Assurance Maladie volume 34 n°2/ avril-juin 2003.

7

Population protégée par le régime général.

Dépendance, chutes, accidents.... Prudence avec les tranquillisants et les somnifères

URCAM BOURGOGNE

Juin 2005 6

Saône-et-Loire

2,6 boîtes/pers

Nièvre

3,0

boîtes/pers

Yonne

2,6 boîtes/pers

Côte-d'Or

2,3 boîtes/pers

Ceci démontre une évidente tendance à la banalisation de ces produits en France.

Plus de deux boîtes et demi de tranquillisants et somnifères par bourguignon en 2004

La Bourgogne fait partie des régions dans lesquelles l

usage de ce type de médicaments est

le plus répandu.

En 2004, le nombre de boîtes remboursées a augmenté dans de fortes proportions : + 5,1%

pour les anxiolytiques (0,5% en France) ; + 2,4% pour les hypnotiques (1,7% en France).

En 2004, près de 3,5 millions de

boîtes ont été consommées par les

bourguignons

8 : environ 2 millions

dhypnotiques et 1,5 million

danxiolytiques.

Cela correspond à 2,6 boîtes par

personne.

Les écarts entre départements sont

assez significatifs : de 2,3 boîtes par

personne en Côte d

Or à 3 dans la

Nièvre.

Des populations plus spécifiquement concernées

Létude de lAssurance Maladie de 2000 montrait que, à partir de 60 ans, un cinquième des

hommes et un tiers des femmes étaient consommateurs de tranquillisants.

Une autre étude menée par la CPAM de Côte d

Or a montré que 49% des consommateurs

de tranquillisants et somnifères en 2003 avaient plus de 60 ans. Les femmes représentent

70% du total des consommateurs, les femmes de plus de 60 ans 36%.

Plusieurs publics sont ainsi particulièrement concernés par l

usage de ces médicaments et

par les risques associés :

-

les personnes âgées

-

les femmes

et également les jeunes

9: si la consommation est peu répandue pour ces classes dâge,

certains contextes (stress lié aux examens

) ou types dusage (consommation

s

apparentant à celle de drogues) peuvent entraîner une familiarisation précoce avec ces

produits.

8 Régime général, régime agricole et régime des artisans et commerçants : 90% de la population environ.

9 Daprès une étude de lURCAM de Picardie : en 2000, en Picardie, 8,2% des assurés de 15-25 ans ont consommé des

tranquillisants. Cette pratique concernait près de 12% des filles de cette tranche d

âge.

Dépendance, chutes, accidents.... Prudence avec les tranquillisants et les somnifères

URCAM BOURGOGNE

Juin 2005 7

UN ENJEU DE SANTE PUBLIQUE

Des médicaments à utiliser avec prudence

Des précautions non respectées

La prise de ces médicaments peut avoir de multiples conséquences néfastes, c

est pourquoi

les autorités scientifiques

10 recommandent certaines précautions dans leur utilisation.

-

Un traitement bref

La durée maximale doit être : de 4 à 12 semaines pour les tranquillisants, et de 2 à 4

semaines pour les somnifères (période de sevrage incluse).

-

une réévaluation régulière du traitement

En labsence damélioration notable, une réévaluation pour réadapter le traitement est

nécessaire.

-

pas dassociations

Il ne faut pas associer deux tranquillisants ou deux somnifères lors du traitement.

-

un sevrage progressif

Larrêt du traitement ne doit pas être brutal : il faut diminuer les doses progressivement

Dans l

étude de lAssurance Maladie de 2000, il apparaissait que 35% des consommateurs

d

anxiolytiques avaient eu plus de 4 prescriptions dans lannée ; ce qui était également le cas

de 37% des consommateurs d

hypnotiques.

D

après une étude sur un échantillon de consommateurs danxiolytiques et hypnotiques11,

âgés de plus de 60 ans, 77% d

entre eux étaient consommateurs, de façon continue, depuis

plus de 2 ans.

Contrairement aux recommandations, un nombre important de traitements sont donc pris de

façon continue, ce qui pose un véritable problème de santé publique.

Des effets secondaires dangereux

- l

usage de ces médicaments entraîne rapidement lapparition dune dépendance. Celle-ci

est renforcée par la durée du traitement et le dosage. La dépendance, physique et

psychique, se manifeste à l

arrêt du traitement par des symptômes de manque comme

l

insomnie, lanxiété, lirritabilité, les douleurs musculaires.

-

les troubles de la mémoire et de lapprentissage

Ces médicaments entraînent en particulier des troubles de la mémoire des faits récents.

-

les troubles de la vigilance et la somnolence

L

usage de ces médicaments peut entraîner des accidents de la circulation et du travail.

10

Agence Nationale pour le Développement de lEvaluation Médicale, « recommandations et références médicales », janvier

1995.

11

N.Lechevallier, A.Fourrier, C.Berr. Utilisation de benzodiazépines chez le sujet âgé : données de la cohorte EVA. Revue

epidémiologique de Santé Publiquen, 2003

Dépendance, chutes, accidents.... Prudence avec les tranquillisants et les somnifères

URCAM BOURGOGNE

Juin 2005 8

-

des risques particuliers chez les personnes âgées

Pour ces dernières, l

usage des médicaments est aussi à lorigine de chutes, aux

conséquences dramatiques.

En 1999, les chutes chez les personnes de 75 ans et plus ont été la cause de 8500 décès en

France.

On estime que les psychotropes sont responsables d

environ 20% des chutes des

personnes âgées à domicile, et 30% quand elles vivent en institution

12.

Les personnes âgées sont également particulièrement concernées par les risques

d

accidents iatrogènes.

Les psychotropes seraient en cause dans un quart de ces accidents liés à une interaction

entre plusieurs médicaments

13.

LES CHIFFRES EN BOURGOGNE

LES EFFORTS A FAIRE EN BOURGOGNE EN 2005

L

objectif en Bourgogne est de baisser la consommation de près de 11% en 2005, soit

une économie attendue de 1 million d

euros.

Côte-d'Or Nièvre Saône-et-L. Yonne Bourgogne France

Evolution du montant remboursé

janv-mars 05/janv- mars 04

-4,3% -4,9% -3,3% -6,9% -4,7% -3,8%

Objectif sur 2005 -9,8% -12,1% -11,8% -10,6% -10,9% -10,0%

Dépense attendue 2005 1 700 000

1 040 000 2 150 000 1 450 000 6 360 000 231 230 000

12

Blain H, Blain A, Trechot P , Jeandel C, Rôle des médicaments dans les chutes des sujets âgés : aspects épidémiologiques.

Presse Med 2000 ; 29 : 673-80

13

Daprès la Caisse Centrale de Mutualité Sociale Agricole, les accidents iatrogènes seraient le motif de 20% des hospitalisations pour les

personnes âgées de plus de 80 ans.

 

http://www.bourgogne.assurance-maladie.fr/fileadmin/BOURGOGNE/publications/Dossier_de_presse_m_dicament.pdf