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December 28 "Les douleurs provoquées par le sevrage sont uniquement physiques" C'est ce que l'on appelle de la torture chimique (effets torturants des drogues médicales)
"il n'y pas de mot assez fort" "c'est le manque"
"personne ne sera soumis à la torture ou au traitement cruel, inhumain ou dégradant " : déclaration universelle des droits de l'homme, qui a été adoptée et proclamée le 10 décembre 1948 "Les médecins ont le devoir éthique de travailler pour le bien de leurs patients. La participation du médecin à la torture, à des crimes de guerre ou crimes contre l'humanité est contraire à l'éthique médicale, aux droits de l'homme et au droit international. Le médecin qui perpétue de tels crimes n'est pas apte à exercer la médecine."
tortures et meurtres médicaux iatrogènes
témoignages et techniques
December 27 http://cytochromep450.spaces.live.com/
Une nouvelle étude a signalé que de graves complications peuvent survenir en raison de déficiences génétiques pour le métabolisme des médicaments qui peuvent entraîner de graves effets secondaires suite a des traitements aux médicaments psychotropes :
anglais : http://heirsonline.wordpress.com/2008/12/09/heirs-pharmacology-new-study-reports\ -genetic-deficiencies-may-cause-serious-problems/
traduction google : http://translate.google.fr/translate?u=http%3A%2F%2Fheirsonline.wordpress.com%2F\ 2008%2F12%2F09%2Fheirs-pharmacology-new-study-reports-genetic-deficiencies-may-c\ ause-serious-problems%2F&sl=en&tl=fr&hl=fr&ie=UTF-8
étude clinique sur l'augmentation de la prévalence des déficiences de métabolisme des médicaments chez les patients atteints de graves effets secondaires suite a traitement psychotropes :
anglais : http://www.bio-medicine.org/medicine-technology-1/Genomas-Clinical-Study-Finds-I\ ncreased-Prevalence-of-Drug-Metabolism-Deficiencies-in-Patients-With-Serious-Psy\ chotropic-Side-Effects-3599-1/
traduction google : http://translate.google.fr/translate?u=http%3A%2F%2Fwww.bio-medicine.org%2Fmedic\ ine-technology-1%2FGenomas-Clinical-Study-Finds-Increased-Prevalence-of-Drug-Met\ abolism-Deficiencies-in-Patients-With-Serious-Psychotropic-Side-Effects-3599-1%2\ F&sl=en&tl=fr&hl=fr&ie=UTF-8
En français :
| Folia Pharmacotherapeutica Août 1999 |
Variabilité dans le métabolisme de médicaments due au cytochrome P450 http://www.cbip.be/Folia/1999/F26F08A.cfm
Le polymorphisme génétique du cytochrome P450 2D6 : le Bon, l’Ultrarapide, l’Intermédiaire et le Lent Le cytochrome P450 2D6 (CYP2D6) participe au métabolisme oxydatif de 25% des médicaments couramment prescrits (antidépresseurs, neuroleptiques, opiacés faibles, antiarythmiques), et possède un polymorphisme génétique marqué (près de 80 allèles décrits) ainsi qu’une variabilité interethnique. Les métaboliseurs lents (5 à 10% de la population caucasienne à l’activité enzymatique absente) et à l’opposé les métaboliseurs ultrarapides (1-10% de la population caucasienne, activité enzymatique augmentée) peuvent être sujets à des effets indésirables plus marqués ou à une inefficacité thérapeutique, selon que le médicament doive être activé ou non pour être efficace. Les métaboliseurs intermédiaires (10-15%) ont une activité enzymatique déficiente comparée aux bons métaboliseurs (65-80%). Le phénotypage et le génotypage, en permettant d’identifier les patients à risque, nous offrent des outils pour une prescription médicamenteuse individualisée plus efficace et plus sûre.
http://titan.medhyg.ch/mh/formation/article.php3?sid=23775
métabolisme-pharmacogénétique
Effets secondaires médicamenteux
superieur a 100 000 morts par an, 4 eme cause de décès au états unis.
2,2 millions de réaction sévéres/année
http://pharmacoclin.hug-ge.ch/formation/YD270309.pdf
Méthodes de détermination du phénotype et du génotype
http://www.john-libbey-eurotext.fr/fr/revues/bio_rech/abc/e-docs/00/04/04/ED/article.md
Pour les benzodiazepines, c'est le cytochrome P450 3A4 qui est concerné et les enzymes CYP450 3A4
http://www.pharmacogenetics.fr/6.html Le Réticulum endoplasmique lisse ( REL) est un organite (une sous-compartimentation cellulaire) délimitée par une membrane. Sa fonction de détoxification est assurée par le cytochrome P450. Le Cyt P450 rend soluble les toxines hydrophobes en leur greffant un OH. Cette hydroxylation fait intervenir le cytochrome P450, un NADPH transférase et du dioxygène. Les toxines ainsi rendues hydrosolubles sont évacuées dans les urines et par voie sanguine. http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9ticulum_endoplasmique_lisse
Notre conclusion (NAB) : les enzymes CYP450 2D6 et CYP450 3A4 seraient a l'origine des syndrômes prolongés de sevrage aux psychotropes pouvant durer des années. Les drogues concernées étant : pour les CYP450 3A4 : benzodiazépines (sauf diazépam), antiarythmiques, immunodépresseurs, antihystaminique H1... pour les CYP450 2D6 : antidépresseurs, codéine, neuroleptiques, opiacés...
November 28 AFSSAPS : Prescription des hypnotiques et anxiolytiques La prescription des hypnotiques et des anxiolytiques doit reposer sur une analyse soigneuse de la situation clinique, en cherchant à séparer ce qui relève des difficultés transitoires et des réactions à une pathologie somatique, de la pathologie psychiatrique confirmée. Elle doit être régulièrement réévaluée et tenir compte des indications de l'AMM, de la fiche de transparence et de l'arrêté du 7 Octobre 1991. Un traitement datant de plusieurs semaines ne doit pas être arrêté brutalement. Dans le cadre de cette prescription : 1. Il n'y a pas lieu, dans le traitement de l'anxiété, d'associer deux anxiolytiques (benzodiazépine ou autre). 2. Il n'y a pas lieu d'associer deux hypnotiques. 3. Il n'y a pas lieu de prescrire des anxiolytiques et/ou des hypnotiques sans tenir compte des durées de prescription maximales réglementaires (incluant la période de sevrage) et de les reconduire sans réévaluation régulière. Les durées de prescription doivent être courtes et ne pas excéder : 4 à 12 semaines pour les anxiolytiques ; 2 à 4 semaines pour les hypnotiques (2 semaines pour le triazolam). 4. Il n'y a pas lieu de prescrire un anxiolytique ou un hypnotique sans débuter par la posologie la plus faible, sans rechercher la posologie minimale efficace pour chaque patient, ni de dépasser les posologies maximales recommandées. •
CONSEIL DE L'EUROPE
COMITE DES MINISTRES
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(ACCORD PARTIEL DANS LE DOMAINE SOCIAL ET DE LA SANTE PUBLIQUE)
RESOLUTION AP (90) 3
RELATIVE A LA PRESCRIPTION DES BENZODIAZEPINES
(adoptée par le Comité des Ministres le 18 octobre 1990,
lors de la 445e réunion des Délégués des Ministres)
Les Représentants au Comité des Ministres de la Belgique, de la France, de l'AIlemagne, de l'Italie, du Luxembourg, des Pays-Bas et du Royaume-uni de Grande-bretagne et d'lrlande du Nord, Etats parties à l'Accord partiel dans le domaine social et de la santé publique, ainsi que les Représentants de l'Autriche, du Danemark, de l'Irlande, de l'Espagne et de la Suisse, Etats participant aux activités de santé publique poursuivies dans le cadre dudit Accord partiel depuis, respectivement, le 1er octobre 1974, le 2 avril 1968, le 23 septembre 1969, le 21 avril 1988 et le 5 mai 1964,
Considérant que le but du Conseil de l'Europe est de réaliser une union plus étroite entre ses membres et que ce but peut être poursuivi, entre autres, par l'adoption d'une action commune dans le domaine social et de la santé publique ;
Compte tenu des dispositions du Traité de Bruxelles, signé le 17 mars 1948, en vertu desquelles la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'lrlande du Nord se sont déclarés résolus à resserrer les liens sociaux qui les unissaient déjà ;
Compte tenu du protocole modifiant et complétant le Traité de Bruxelles, signé le 23 octobre 1954 par les Etats signataires dudit traité d'une part, et la République Fédérale d'Allemagne et l'Italie, d'autre part ;
Constatant que les sept Etats parties à l'Accord partiel qui ont repris, an sein du Conseil de l'Europe, l'exercice des activités sociales relevant de l'Organisation du Traité de Bruxelles, puis de l'Union de l'Europe occidentale, issue dudit traité modifié par le protocole mentionné au quatrième alinéa ci-dessus, ainsi que l'Autriche, le Danemark, l'Irlande, l'Espagne et la Suisse, qui participent aux activités de l'Accord partiel dans le domaine de la santé publique, se sont toujours efforcés d'être à l'avant garde du progrès dans le domaine social aussi bien que dans celui connexe de la santé publique et que, depuis de nombreuses années, ils ont entrepris une action tendant à l'harmonisation de leurs législations ;
Ayant à l'esprit la Convention des Nations Unies sur les substances psychotropes ainsi que la Résolution AP (89) 3 relative à la classification des médicaments dont la délivrance est soumise à ordonnance, qui recommandent une prescription médicale originale pour toute délivrance de benzodiazépines ;
Conscients de la nécessité, pour les patients, de tirer de l'usage des médicaments un maximum de bénéfice avec un minimum de risques ;
Considérant que l'abus de consommation de benzodiazépines; provient fréquemment d'une prescription insuffisamment contrôlée de cette catégorie de médicaments en médecine ambulatoire ;
Considérant qu'il est nécessaire, dans l'intérêt de la santé publique et en vue de rationaliser l'usage des médicaments, de fournir aux médecins prescripteurs une information complète sur les benzodiazépines et d'attirer leur attention sur les risques liés à l'usage prolongé et aux effets paradoxaux de ces médicaments ;
Sans préjudice de l'usage des benzodiazépines en prémédication dans l'anesthésie,
Recommandent aux gouvernements des sept Etats parties à l'Accord partiel et aux gouvernements de l'Autriche, du Danemark, de l'Irlande, de l'Espagne et de la Suisse de faire parvenir aux médecins prescripteurs, par tous les moyens appropriés, l'information type énoncée ci-après.
Information type destinée aux médecins prescripteurs
1. En présence de troubles persistants du sommeil, une investigation sérieuse s'impose plutôt que la simple prescription d'un hypnotique.
Tout état anxieux ou toute insomnie n'appelle pas automatiquement une prescription de tranquillisants, en particulier de benzodiazépines. Une écoute attentive et un interrogatoire soigneux du patient doivent permettre au médecin traitant d'évaluer le moment où l'anxiété cesse d'être une composante normale de toute personnalité pour devenir invalidante. Il appartient au médecin de déceler éventuellement un trouble physique ou psychique sous-jacent pour lequel une benzodiazépine peut ne pas être indiquée, voire être contre-indiquée.
Avant de prescrire, il est recommandé d'évaluer avec le patient les risques et les bénéfices du traitement (éventualité d'effets indésirables).
2. Les benzodiazépines devraient être prescrites uniquement dans des indications précises et pendant le temps le plus court possible.
Elles sont indiquées comme anxiolytiques pour soulager l'anxiété grave, invalidante ou plongeant l'individu dans une souffrance inacceptable, associée ou non à une insomnie ou une maladie psychosomatique, organique ou psychique récente. La prescription de benzodiazépines pour traiter une légère anxiété récente ne convient pas et est même déconseillée.
Les benzodiazépines sont indiquées comme hypnotiques : elles ne devraient être utilisées que pour traiter l'insomnie grave, invalidante ou plongeant l'individu dans une profonde détresse. Le traitement doit, si possible, être intermittent.
Certaines benzodiazépines ont également des indications complémentaires dont il y a lieu d'apprécier l'intérêt thérapeutique dans des cas particuliers.
3. A des fins anxiolytiques ou hypnotiques, le traitement ne doit pas être poursuivi inutilement. Il ne doit pas dépasser plus de quatre semaines et doit être régulièrement réévalué. Il est recommandé de prescrire les doses efficaces les plus faibles possibles; la dose doit être réduite dès la première semaine de traitement et/ou l'intervalle entre les doses doit s'allonger progressivement. Les présentations de spécialités à doses élevées doivent être réservées aux cas d'anxiété sévère. L'administration prolongée n'est pas recommandée.
4. La prise prolongée à des doses élevées peut engendrer une dépendance physique entraînant lors de l'arrêt brutal un syndrome de sevrage caractéristique qui peut persister pendant des semaines, voire des mois. Dans une telle situation, il est recommandé de réduire progressivement les doses afin d'éviter des symptômes de privation tels que l'agitation, l'anxiété l'insomnie, des troubles de la perception, la confusion, des accès de délire, des crises d'épilepsie, des convulsions ou des états spasmodiques. Même faibles, ces symptômes risquent d'inciter le patient à reprendre le médicament. Chez certaines personnes, des doses thérapeutiques usuelles suffisent à déclencher, lorsqu'elles sont interrompues, certains de ces symptômes.
Les benzodiazépines peuvent provoquer une diminution des réflexes et de la somnolence (ce qui présente un danger potentiel pour les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines), des réactions paradoxales, une sécheresse de la bouche, l'apparition d'un goût métallique ou des maux de tête.
D'autres effets indésirables éventuels tels dépersonnalisation, dépression, amnésie antérograde, phobie de la persécution, agressivité et comportement hostile ont été signalés avec différentes benzodiazépines.
Il existe des risques d'accumulation de certaines substances.
La sensibilité aux benzodiazépines augmente avec l'âge et en cas de pathologie hépatique. Il existe un danger de tolérance et de pharmacodépendance croisées entre les benzodiazépines et l'alcool ou d'autres médicaments psychotropes.
5. Les benzodiazépines ne doivent pas être utilisées seules pour traiter les sujets déprimés ou anxieux en raison d'un état dépressif, car ces malades font souvent des tentatives inattendues de suicide.
Les benzodiazépines sont contre-indiquées en cas de myasthénie grave et de glaucome à angle fermé.
La plus grande prudence est recommandée lors de la prescription de benzodiazépines aux enfants. Elles peuvent être indiquées dans certains cas lors de difficultés d'adaptation à un changement de milieu ou de certains troubles caractériels. La posologie doit être adaptée selon l'âge et la tolérance qui varie d'une benzodiazépine à l'autre.
Il faut éviter de prescrire des benzodiazépines pendant le premier trimestre de la grossesse. Au cours des mois suivants, ces médicaments ne seront prescrits qu'en cas d'extrême nécessité et pendant la période la plus courte possible. Pendant les dernières semaines de la grossesse, il y a lieu d'éviter l'administration de doses importantes, qui pourraient provoquer chez le nouveau-né de l'hypotonie, une diminution des réflexes, de la détresse respiratoire et des problèmes d'alimentation.
6. Il est recommandé de donner au patient des instructions précises sur la durée du traitement, qui doit être limitée, les phénomènes de rebond possibles, les risques de dépendance, de somnolence et le danger de consommer simultanément de l'alcool ou d'autres médicaments sédatifs.
Il faut exhorter le patient à ne pas prendre davantage que la dose prescrite, même si son état s'aggrave, et à ne donner, en aucun cas, une benzodiazépine à un tiers.
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https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?id=603911&Site=COE&BackColorInternet=DBDCF2&BackColorIntranet=FDC864&BackColorLogged=FDC864
| REFERENCE MEDICALE OPPOSABLE |
04 |
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La prescription des hypnotiques et des anxiolytiques doit reposer sur une analyse soigneuse de la situation clinique, en cherchant à séparer ce qui relève des difficultés transitoires et des réactions à une pathologie somatique, de la pathologie psychiatrique confirmée.
Elle doit être régulièrement réévaluée et tenir compte des indications de l'AMM, de la fiche de transparence et de l'arrêté du 7 Octobre 1991.
Un traitement de plusieurs semaines ne doit pas être arrêté brutalement.
Dans le cadre de cette prescription: |
| 01 |
Il n'y a pas lieu, dans le traitement de l'anxiété, d'associer deux anxiolytiques (benzodiazopine ou autre).  |
| 02 |
Il n'y a pas lieu d'associer, deux hypnotiques.  |
| 03 |
- Il n'y a pas lieu de prescrire des anxiolytiques et/ou des hypnotiques sans tenir compte des durées de prescription maximales réglementaires ( incluant la période de sevrage ) et de les reconduire sans réévaluation régulière. MODIFIE
- Les durées de prescription doivent être courtes et ne pas excéder:
- 4 à 12 semaines pour les anxiolytiques,
- 2 à 4 semaines pour les hypnotiques (2 semaines pour le Triazolam).
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| 04 |
Il n'y a pas lieu de prescrire un anxiolytique ou un hypnotique sans débuter par la posologie la plus faible, sans rechercher la posologie minimale efficace pour chaque patient, ni de dépasser les posologies maximales recommandées.  |
05 |
Il n'y a pas lieu de reconduire systématiquement et sans réévaluation, une prescription d'anxiolytique ou d'hypnotique. SUPPRIMEE |
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http://mach02.chez.com/
November 22
Le Vioxx : aussi grave que l’affaire du sang contaminé
Miracle : après Tchernobyl, la France épargnée par le Vioxx!
Le Vioxx, cet anti-inflammatoire prescrit dans l'arthrose aurait fait des dizaines de milliers de victimes aux États-Unis. Et en France ? Selon l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), notre pays aurait été miraculeusement épargné. Un peu comme quand le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières...
Merci Sainte Geneviève !
Quelle est donc cette force divine qui préserve notre beau pays des catastrophes qui ravagent le monde ? Il y a 19 ans, le nuage parti de Tchernobyl, s'était, souvenons-nous-en, miraculeusement arrêté à l'aplomb même des frontières belges, allemandes, suisses et italiennes déversant opportunément ses scories radioactives chez nos voisins avant de poursuivre sa route, rose joufflu et propre comme un poupon sortant du bain, poussé par la brise parfumée du printemps.
Eh bien, mes chers internautes, le miracle s'est reproduit ! La bonne fée qui veille sur la France a remis ça. Cette fois, nous lui devons d'avoir été totalement épargnés par la catastrophe sanitaire du Vioxx. Le Vioxx, ou rofecoxib, c'est ce médicament anti-inflammatoire de l'arthrose et de l'arthrite que le laboratoire Merck a retiré du marché le 30 septembre 2004 pour cause d'infarctus et de morts subites en série. Si l'on en croit les estimations de la Food and Drug Administration, le Vioxx n'a pas fait dans le détail : 88 000 à 139 000 accidents graves rien que pour les États-Unis, comme France-Inter l'a rapporté brièvement le 25 janvier 2005 dans son journal de la mi-journée. Et en France ? Pas plus France-Inter que France 2, qui a consacré une émission au Vioxx... aux États-Unis, ne se pose la question. Car en France, le Vioxx, pourtant prescrit neuf millions de fois, n'a quasiment pas fait de victimes. Merci Sainte Geneviève. Les mêmes conditions de prescription qu'aux États-Unis.
Ce n'est pas sur France-Inter ou sur France 2 que les autorités sanitaires françaises sont accusées de lenteur ou d'incompétence. C'est dans le Lancet, la revue médicale britannique, qui n'est pas forcément lu par vos voisins de palier. Dommage. Car dans le Lancet, Peter Jüni écrit "qu'une augmentation du risque d'infarctus du myocarde était évidente à partir de 2000. À la fin de l'année 2000, cet effet était substantiel, et il était peu probable qu'il fût dû au hasard." Jüni reproche donc aux agences sanitaires de n'avoir pas fait leur travail.
http://www.lanutrition.fr/Miracle-apr%C3%A8s-Tchernobyl-la-France-%C3%A9pargn%C3%A9e-par-le-Vioxx-a-707-142.html
http://dangermedicaments.spaces.live.com
"L'affaire du vioxx a eu aussi un énorme retentissement en France, ou le ministre de la santé lui avait rmis lui-même solannellement, au sénat, le "prix médical de l'année" en 2002, et lui avait accordé un niveau de prix cinq fois supérieur à celui des anti-inflamatoire courants. Une étude de l'Agence Française du médicament (par enquêtes téléphoniques) concluait en outre, seule au monde, en mai 2005, à l'absence de risques cardiaques des Coxibs."
extrait de
La vérité sur les compagnies pharmaceutiques : Comment elles nous trompent et comment les contrecarrer
November 20
Touche pas à ma prostate !
La seule grande étude scientifique ayant évalué l’impact du dépistage du cancer de la prostate a constaté que les hommes incités à pratiquer un dépistage sont plus souvent morts d’un cancer de la prostate que ceux qui n’y ont pas été invités. Cette étude a porté sur 46000 hommes suivis pendant 11 ans.
" on risque d’en tuer plus que l’on n’en sauve"
docteur dominique Dupagne
Combien de fois j’ai écrit ou validé des articles qui exprimaient la nécessité chez les hommes de procéder dès 50 ans au dépistage du cancer de la prostate (dosage sanguin des PSA et toucher rectal)… alors que, finalement, si j’en crois mes lectures, il vaudrait mieux pas.
Car, un homme sur deux de plus de 60 ans aurait des cellules cancéreuses dans la prostate (phénomène naturel) et ne développera pas pour autant un cancer. Résultat, 70% des cancers diagnostiqués après dépistage sont des faux positifs… qui vont subir la chirurgie avec souvent des effets indésirables à la clé : impuissance et incontinence.
Même le médecin (Dr Stamey) qui, en 1987, démontrait que l’augmentation du taux de PSA était un signe de cancer de la prostate dit aujourd’hui que ce serait plutôt le signe d’une augmentation bénigne de la taille de la prostate et « que le test entraîne inutilement des milliers de chirurgies qui visent à enlever de minuscules cancers qui pourraient être sans danger pour le patient. »
Conclusion : à trop relayer les messages des sociétés médicales (ici l’AFO, association française d’urologie) ou des instances sanitaires, la presse ne joue plus son rôle d’investigation. On pourrait aussi parler de la communication autour de certains vaccins ou, pendant un temps, de l’incitation au traitement hormonal substitutif de la ménopause. http://www.wk-pharma.fr/blog/porphyre/?p=76
"PSA : ce dosage n’a pas d’intérêt"
November 02
Des tranquillisants pour tous, des antibiotiques dès la petite enfance, des hormones pour cacher le vieillissement, des médicaments qui rendent malades, la grande mode des vaccins pour tout, des diagnostics qui font vendre...
La médecine serait-elle devenue folle ? A-t-on le droit aujourd’hui de critiquer cette nouvelle religion où le médecin, véritable moine en blouse blanche, nous assène des connaissances comme paroles d’Évangile ? Parce que la médecine actuelle retire à l’individu la responsabilité de sa santé, parce que le citoyen est infantilisé et conditionné à vivre dans la terreur des maladies, il est temps qu’une voix s’élève contre cette dérive. Cette voix est celle d’un homme, libre penseur, qui a choisi une philosophie de vie où la réflexion et l’action ne sont pas sous le joug du bien pensant consensuel.
Marc Menant nous propose une réflexion solidement fondée sur des faits d’actualité, une mise en perspective historique des liens qui unissent la médecine et le religieux. Le style est celui d’un écrivain, qui là encore, fait œuvre de liberté, d’originalité. C’est une pensée buissonnière qui nous entraîne hors des sentiers battus, hors des clichés rebattus, loin des certitudes que l’arrogance des spécialistes nous distille quotidiennement. Marc Menant revendique le droit à la suspicion devant tant d’informations, tant de préconisations et tant de prescriptions concernant notre alimentation, notre sexualité, notre sommeil, nos loisirs.
Il cherche le ressort de cette volonté de puissance d’une médecine qui, à vouloir tellement nous guérir, finit par nous affaiblir jusqu’à la mort. Dénonçant cet étrange paradoxe d’une médecine qui nous tue, ce livre participe d’une démarche citoyenne, il s’agit d’éthique et de liberté, il s’agit de reprendre la maîtrise de soi, de refuser la passivité et la manipulation, il s’agit de vivre pleinement. Pour autant Marc Menant, dans la deuxième partie du livre, ne choisit pas la simplicité de nouvelles recettes qui viendraient s’ajouter à la longue liste de celles proposées par les thérapeutes, médecins, spécialistes, coachs et psy en tous genres. Il nous parle d’une dynamique de vie et nous invite à quitter la survie pour une vie supérieure, une « sur vie » qui ne s’acquiert qu’à la condition d’un engagement complet, d’un désir ardent et d’un appétit de vivre qui apparaissent comme source de santé. Marc Menant est l’homme de cet engagement.
September 17 nos médecins nous tuent : danger médicaments
la parole aux victimes
http://dangermedicaments.spaces.live.com/
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"Le vioxx a tué 60 000 personnes et provoqué 140 000 crises cardiaques." "Les neuroleptiques atypiques comme Zyprexa tuent quelques 62000 personnes par an dans des utilisations non approuvées."
"AVANDIA® : 83.000 accidents cardiaques aux USA,"
...antidépresseur, anti cholesterol, agreal, thalidomide, benzodiazépine, maladie nosocomiale, roaccutane...
"Il ya plus de 2 180 000 décès chaque année aux États-Unis exclusivement due à des réactions indésirables aux médicaments !"
" La personne qui a le plus de probabilité de vous tuer n'est pas un parent ou un ami ou un agresseur ou un cambrioleur ou un conducteur ivre. La personne qui risque le plus probablement de vous tuer est votre docteur."
"Une médecine répugnante"
"je considère le médecin qui pratique la médecine moderne comme le plus grand danger pour la santé." "les gens seraient en bien meilleure santé si la médecine moderne disparaissait à 90%" "Le médecin, qui était une fois notre agent guérisseur, est devenu aujourd'hui celui qui nous rend malade."
" les médecins sont malhonnêtes, corrompus, immoraux, malades, peu éduqués et carrément plus stupides que le reste de la société. Lorsque je m'apprête à rencontrer un médecin, je me vois devant une personne bornée..."
http://www.cam.org/~rsilver/medecinerepu.htm
Pour Marcia Angell, médecin et ancienne membre de la rédaction en chef du New England journal of Medecine, "Il n'est plus possible de croire les recherches publiées, ni de se fier au jugement de son médecin de famille" http://www.booksmag.fr/magazine/g/la-corruption-de-la-science-medicale-americaine-1.html
"Les médicaments mis sur le marché sont, d'une façon ou d'une autre, de la fausse monnaie. Le médecin qui prescrit ne sait pas forcément ce qu'il fait. La raison? Les décideurs du système de santé se laissent en grand nombre corrompre par les groupes pharmaceutiques". "cette situation est aussi bien vraie aux Etats Unis qu'en France." http://www.pharma-is-business.com/2009/03/le-scandale-de-lindustrie.html
La fraude médicale, les rois de la corruption http://users.skynet.be/nomoreillusions/fraudemedicale.html
4 pages de vidéo pour ne pas mourir idiot http://jeanpaul.jody.free.fr/cheres%20toxines/Le%20monde%20des%20m%E9dicaments%20%20Page%201.html
August 05 "Catastrophes''n'est pas exagéré. " La France détient le record du monde pour les décès dus aux médicaments, ''note Wurmser. Le taux de mortalité lié aux prescriptions de médicaments est 10 fois plus élevé que dans les pays voisins et un étonnant 20 à-50 fois plus élevé chez les personnes âgées de plus de 75.
"Avec moins de 1 pour cent de la population mondiale, la France représente aujourd'hui près de 10 pour cent de toutes les dépenses sur les drogues du monde entier."
France : ''Maman est une droguee'' une junkie
France : '' il faudrait une révolution culturelle.'' En 1995, l'Organisation pour la coopération économique et de développement économiques (OCDE) a indiqué que le citoyen moyen de la France a acheté 52 conteneurs de médicaments - plus que le chiffre total combiné pour les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Italie.
les pilules sont reine
Les français chef de file mondial dans l'utilisation des médicaments
Frank Viviano, Chronicle Staff Writer Frank Viviano, rédacteur chronique
Thursday, May 14, 1998 Jeudi, Mai 14, 1998
(05-14) 04:00 PDT Paris - Le dimanche de Pâques, lorsque Marie-Claude Monnet a commencé slurring ses mots après un seul verre de vin et s'est endormi à mi-chemin de l'agneau rôti de vacances, la famille Monnet rendu compte qu'il avait un problème .
Sa fille Jeanne a trouvé plus de 100 boîtes ouvertes de tranquillisants, analgésiques narcotiques et des antibiotiques dans les 79 ans de femme appartement à Paris. `` Nous avons dû faire face aux faits,''dit Jeanne. '' `` Maman est une droguee''- `` un junkie.''
La famille (son nom a été changé, à leur demande). Mais les détails ne sont que trop réels. Dans une nation qui est devenu le leader mondial en fugue en pilule-popping, Marie-Claude Monnet stocke les produits pharmaceutiques c'est typiquement français comme une de cave à vin bien garnie. Avec moins de 1 pour cent de la population mondiale, la France représente aujourd'hui près de 10 pour cent de toutes les dépenses sur les drogues du monde entier.
En 1995, l'Organisation pour la coopération économique et de développement économiques (OCDE) a indiqué que le citoyen moyen de la France a acheté 52 conteneurs de médicaments - plus que le chiffre total combiné pour les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Italie.
Le moyen français femme dans Madame Monnet groupe d'âge a eu des 99 conteneurs de médicaments, alors que la moyenne de 80 ans, l'homme a acheté 91.
``Les médecins français prescrivent quatre fois plus que les Britanniques, Irlandais, Italiens ou Grecs, et six fois plus que le danois, belge et allemand médecins,''dit pharmaceutiques chercheur Berthod Wurmser, un expert européen sur les questions de santé.
Selon l'industrie pharmaceutique ses propres chiffres, les achats de médicaments en France a augmenté de 518 pour cent entre 1970 et 1995.
Il en va de même saut a été enregistré aux États-Unis, où le projet de loi nationale de médication est passé de moins de 10 milliards de dollars en 1970 à près de $ 50 milliards en 1995. Mais ajustés pour la parité de pouvoir d'achat, français annuel de dépenses en médicaments par personne reste n ° 1 sur la Terre, à plus de $ 300, avec les États-Unis de près de 290 $.
De peur que les Américains se sentent béat, ils peuvent prendre note du fait que les fournisseurs américains agressive nourrir le français habitude. Commercialisé et acheté sur Internet, un nombre croissant de médicaments sont transportés illégalement vers l'Europe des États-Unis, les autorités postales dire.
Mais les principales sources restent majoritairement français. En 1991, un rapport du gouvernement a révélé que près d'un tiers des femmes françaises étaient prescrites tranquillisants ou anti-dépresseurs à chaque visite médicale. En 1996, 30 pour cent de toutes les femmes ont plus de 60 consommateurs réguliers de drogues, de même que 57 pour cent des chômeurs.
Dans un cas extrême dans le centre de la France, un médecin prescrit des médicaments 38 distinct pour le même patient. Dans un autre cas, un retraité a été retrouvé à prendre 116 pilules par jour.
` `` Si plus de trois composés chimiques sont ingérées par un patient, il est presque impossible de prédire ce que les effets de leurs interactions peut-être,''met en garde le Dr Jean-Pierre Poullier, directeur de la politique de santé études à l'basé à Paris, l'OCDE .
Comme la famille de Madame Monnet, la France sait qu'elle a un grave problème. '' Mais le résoudre, comme un pharmacologue a dit, ``, il faudrait une révolution culturelle.''
Comme aux États-Unis, le problème découle d'une série complexe de relations entre les médecins, les patients, l'industrie pharmaceutique et le plus grand système médical qui les unit.
Il est également un exemple classique d'une fois-un modèle de protection sociale programme qui a défié les meilleures intentions du monde et a erré en cas de catastrophe.
Une enquête non scientifique d'experts des deux côtés de l'Atlantique, veuillez consulter unanimement reconnu que les lacunes dans le monde la plus complète du gouvernement-subventionnés système de soins de santé sont principalement responsables de l'explosion catastrophique dans l'usage de drogues.
note NAB : La sécurité social est responsable de notre empoisonnement
`` Catastrophes''n'est pas exagéré. ``La France détient le record du monde pour les décès dus aux médicaments,''note Wurmser. Sa prescription liée à la drogue taux de mortalité est 10 fois plus élevé que dans les pays voisins et un étonnant 20 à-50 fois plus élevé chez les personnes âgées de plus de 75.
En d'autres termes, les prix des médicaments sont conservés si bas que les fabricants de produits pharmaceutiques doit vendre d'énormes quantités de leurs produits pour financer la recherche et le développement.
Aux États-Unis et la Grande-Bretagne, le bénéfice annuel de marge des fabricants de médicaments est près de 20 pour cent. En revanche, les entreprises françaises en moyenne un peu plus de 3 pour cent, selon le professeur Denis Richard, chef de services pharmacologiques au-Henri Laborit École de médecine de Poitiers.
`` En France, le gouvernement contrôle les prix des médicaments, et l'industrie pharmaceutique ne peut pas faire grand-chose pour ses revenus, sauf pourauguementer le volume,''says the OECD'S M. Poullier.
`` les prix des médicamenrs en france ont longtemps été moins de 50 pour cent du prix correspondant allemand'', note le Dr Anne-Laurence Le Faou, auteur d'un livre sur l'économie de la santé publique en Europe.
Les médicaments sont le seul secteur de l'industrie française dans laquelle les prix sont fixés par l'Etat, une politique qui implique 80 pour cent de tous les médicaments sur le marché.
Pour atteindre le volume des ventes, $ 20 milliards par an l'industrie pharmaceutique française va géant des campagnes de marketing, papering ville murs d'affiches pour les médicaments et gonfler la masse des magazines de circulation avec nappe pleine page des annonces. Il assiège les médecins avec plus de 17000 représentants des ventes.
Les coûts sont effectivement transmises au gouvernement.
Nationale d'assurance maladie couvre 99 pour cent du public français. Les patients sont directement remboursés à 65 pour cent de la plupart des médicaments couverts, et 100 pour cent pour les médicaments considérés comme indispensables pour le traitement de maladies graves.
Une grande partie du solde du coût est absorbée par la mutuelle ``,''une police d'assurance privée, généralement payés par l'employeur, qui couvre 87 pour cent de la population.
`` Pour les individus, il n'existe pas de inhibitions financière sur la consommation,''a déclaré le professeur Mike Dixon de l'Université de Caroline du Sud, qui a passé une année à Paris a faire des recherches sur les niveaux comparatifs de produits pharmaceutiques.
Le résultat de l'équilibre entre le contrôle et les prix de détail élevé du volume des ventes, toutefois, est lourde dette publique. Les ménages français ont consacré 126 milliards de francs pour les médicaments en 1995 (environ $ 24,7 milliards). En comparaison, les dépenses des ménages sur le vin et toutes les boissons alcoolisées était de 89 milliards de francs ($ 17,5 milliards).
Les dépenses de médicaments ont contribué à faire la nation totale du projet de loi de santé de 4,2 pour cent du PIB en 1960 à 10,2 pour cent en 1994, un niveau dépassé seulement par le monde les 14,5 pour cent des dépenses aux États-Unis.
Les coûts des soins de santé représentent les deux-tiers de la France de dollars 10,1 milliards de déficit de protection sociale en 1996, un déficit qui menace l'ensemble du système de faillite.
`` Ce que vous voyez en France est une étude des manuels scolaires d'un environnement réglementaire et ses conséquences,''a dit Dixon.
'' Ce que vous aussi voir, ajoute-t-Poullier, `` est une démonstration du principe que la médecine n'est pas une science, elle est un art - un art qui s'appuie sur les particularités d'une culture spécifique.''
Peu de professionnels de la santé en sont venus à comprendre ce principe, plus intimement que Anne Pietrasik, une infirmière, auteur et interprète médical qui a travaillé avec des dizaines meilleurs du monde pharmaceutique chercheurs.
Formé en Grande-Bretagne et en France, Pietrasik a servi comme une infirmière de soins intensifs pour les malades en phase terminale dans les deux pays, et comme assistant de recherche expérimentale à un pharmacologue, avec des bureaux en Californie et à Paris.
`` Le peuple français, dit-elle'', `` ont un profond respect et la foi en la «baguette magique» - un coup de baguette magique - qui peuvent nous guérir tout mauvais à l'ingestion de 'droit' pilule.''
'' En effet, ajoute M. Poullier, `` le français pense que le médecin n'est pas bon si ils viennent de loin un examen sans une longue liste de prescriptions.''
Il peut être `` énorme variation des hypothèses culturelles comme celles-ci'', at-il fait observer.
Les Américains ont tendance à penser «chirurgie» quand ils tombent gravement malades, beaucoup plus souvent que dans d'autres pays. Pour les Néerlandais, un bon médecin est un qui ne se charge pas avec les prescriptions, même si les Pays-Bas sont à seulement 300 kilomètres (180 milles) de la France.''
Dans la transaction entre surprescription médecins français et de leurs clients overconsuming, Pietrasik d'accord, le problème dans les deux sens.`` Le médecin répond à une demande, l'insistance d'un patient qui est toujours déterminée à trouver que la baguette magique.''
C'est précisément cette décision qui a alimenté Marie-Claude Monnet formidable obtention de la drogue.
'' Troublée par l'asthme aigu et incapables de faire face aux rigueurs de l'âge après une vie frénétique de l'activité non salariée femme d'affaires et chef de famille monoparentale, `` maman est sûr qu'elle peut trouver une pilule qui donnera son dos l'énergie qu'elle a une décennie Il ya, dit Jeanne'', `` si seulement elle recherches assez fort.''
La recherche a pris un autre le long de son bien-parcouru la route en français système de soins de santé, un voyage de clinique à la clinique à la recherche d'une coopérative médecin. Parfois, dit Jeanne, qui trouve wads de bulletins de nomination mixte avec sa mère médicaments, `` elle a vu pas moins de deux médecins différents par jour, tous les jours de la semaine.''
Comme pour les médicaments, il ya peu d'effet dissuasif sur la limitation financière des médecins rendez-vous en France. Recrues dans le système national de santé peuvent aller à tout médecin de leur choix. Ils sont remboursés entre 70 pour cent et 100 pour cent de la taxe.
De plus en plus confuse et déjà soumis à des pertes de mémoire, madame Monnet a eu à plusieurs prescriptions de départ à la fois sur son propre, puis mettre fin à certains avant leur date d'achèvement tandis que le remplissage d'autres.
Convaincue que sa respiration difficultés étaient le résultat de `` tous ces infections,''comme elle l'a vaguement dit à sa fille, elle a convaincu les médecins à prescrire des antibiotiques pour le rhume d'hiver - un dangereux abus de drogues qui n'ont pas d'effet sur les rhumes ou les virus.
`` Pour prescrire un médicament inutile presque chaque jour pour 20 pour cent de tous les patients, même modérée à un coût unitaire, est de détourner de 5 ou 6 milliards de francs par an à partir de ressources publiques qui pourraient apporter des gains appréciables de santé au public que si somme a été utilisée plus efficacement,''a conclu un rapport du gouvernement 1996.
Dans un demi-mille de son appartement, à la lisière sud de Paris, il ya plus de 200 pharmacies. ``They outnumber cafes and grocery stores,'' notes Jeanne. `` Ils sont plus nombreuses que les cafés et les épiceries,''note Jeanne.
Dans toute la France, il ya près de 53000 pharmacies, 107,5 pour 100000 personnes, soit presque cinq fois la part ailleurs en Europe.Pour les politiciens, toute législation visant à réduire ce nombre risque de réaction d'un lobby qui compte 220000 pharmaciens et de la drogue employés de l'industrie - et défend farouchement ses intérêts.
`` Les médicaments sont habituellement le favori objectif, le fauteur de troubles, l'actu mangy qui nous réunit problèmes,''déclare le professeur Jacques Dangoumou, président du Conseil d'administration de l'Agence française du médicament, un homologue de la US Food and Drug Administration.
`` Tout le monde a l'idée que trop d'(médicament) est consommée en France, qui est sans doute vrai.'' Mais il ya aussi des caricatures: à chaque fois que les dépenses de santé sont examinées (dans les médias), l'illustration montre un petit bonhomme ou une petite dame avec un sac plein de médicaments.''
Pourtant, l'illustration est dangereusement proche de la vérité, selon l'industrie pharmaceutique ses propres chiffres.
La situation peut être décrit comme rien de moins que `` le médicament d'existence,''déclare le professeur Edouard Zarifian, un des leaders français de santé analyste.
http://translate.google.fr/translate?u=http%3A%2F%2Fwww.sfgate.com%2Fcgi-bin%2Farticle.cgi%3Ffile%3D%2Fchronicle%2Farchive%2F1998%2F05%2F14%2FMN52439.DTL&hl=fr&ie=UTF8&sl=en&tl=fr
July 21
CONTENU
AVANT-PROPOS 2000
AVANT-PROPOS DE L'ÉDITION RÉVISÉE, AOÛT 2002
NOTE BIOGRAPHIQUE
RÉSUMÉ DU CONTENU
DÉNI MÉDICAL
CHAPITRE I: COMMENT FONCTIONNENT-ELLES DANS NOTRE ORGANISME ?
HISTORIQUE
AU SUJET DE CE CHAPITRE
Les benzodiazépines
La puissance
La vitesse d'élimination
La durée de son effet
Les actions thérapeutiques des benzodiazépines
Les mécanismes d'action
Les effets contraires des benzodiazépines
La sursédation
Les interactions avec les autres drogues
Les troubles de mémoire
Les effets stimulants paradoxaux
Les dépressions et les émotions émoussées
Les effets contraires chez les personnes âgées
Les effets contraires durant la grossesse
La tolérance
La dépendance
La dépendance d'une dose thérapeutique prescrite
La dépendance d'une dose thérapeutique prescrite élevée
L'abus récréatif des benzodiazépines
Les coûts socio-économiques de l'usage prolongé d'une benzodiazépine
Lectures supplémentaires
Tableau 1. Les benzodiazépines et les drogues similaires
Tableau 2. Les actions thérapeutiques des benzodiazépines
Tableau 3. Les coûts socio-économiques de l'usage prolongé des benzodiazépines
Fig. 1.
Diagramme du mécanisme de l'action du neurotransmetteur naturel GABA
(acidegamma-aminobutyrique) et d'une benzodiazépine sur les cellules
nerveuses (neurones) du cerveau
CHAPITRE II. COMMENT SE SEVRER DES BENZODIAZÉPINES APRÈS UN USAGE PROLONGÉ ?
HISTORIQUE
Pourquoi devez-vous arrêter l'usage des benzodiazépines ?
Avant de commencer le sevrage des benzodiazépines
Consulter votre médecin
Assurez-vous d'avoir un appui psychologique adéquat
Ayez un état d'esprit ouvert
Ayez confiance
Soyez patient
Choisissez votre propre voie
Le sevrage
Diminution progressive du dosage
Changer à une benzodiazépine à longue demi-vie
Établir et suivre le programme de sevrage
Le sevrage chez les gens âgés
Le sevrage des antidépresseurs
Lectures supplémentaires
Programmes de sevrage lent
1. Sevrage d'une dose quotidienne élevée de 6mg d'alprazolam (Xanax) avec une substitution au diazépam
2. Sevrage simple d'une dose quotidienne de 40mg de diazépam
3. Sevrage d'une dose quotidienne de 6mg de lorazépam (Ativan, Témesta) avec une substitution au diazépam
4. Sevrage d'une dose de 10mg, le soir, de nitrazépam (Mogadon) avec une substitution au diazépamm
5. Sevrage d'une dose quotidienne de 1,5mg de clonazépam (Klonopin, Rivotril) avec une substitution au diazépam
6. Sevrage d'une dose quotidienne de 3mg de clonazépam (Klonopin, Rivotril) avec une substitution au diazépam
7. Sevrage d'une dose quotidienne de 4mg d'alprazolam (Xanax) avec une substitution au diazépam
8. Sevrage d'une dose quotidienne de 3mg de lorazépam (Ativan, Témesta) avec une substitution au diazépam
9. Sevrage d'une dose de 30mg, le soir, de témazépam (Restoril) avec une substitution au diazépam
10.Sevrage d'une dose quotidienne de 60mg d'oxazépam (Serax, Séresta) avec une substitution au diazépam
11. Sevrage d'une dose quotidienne de 75mg de chlordiazépoxide (Librium)
12. Sevrage d'une dose quotidienne de 15mg zopiclone (Zimovane) avec une substitution au diazépam
13. Tableau des antidépresseurs et des programmes de sevrage
CHAPITRE III. LES SYMPTÔMES AIGUS ET PROLONGÉS DU SEVRAGE DES BENZODIAZÉPINES
Les mécanismes de réactions au sevrage
Les symptômes aigus du sevrage
Les symptômes individuels, leurs causes et comment y réagir
L'insomnie, les cauchemars, le sommeil agité
Les souvenirs inopportuns
Les crises d'anxiété
Anxiété généralisée, crises et phobies
Thérapies psychologiques
Techniques complémentaires - médecine douce
Exercice et différentes techniques
L'hypersensibilité sensorielle
La dépersonnalisation, la déréalisation
Les hallucinations, les illusions et les distorsions perceptives
La dépression, l'agressivité et les obsessions
Les symptômes musculaires
Les sensations corporelles
Le cœur et les poumons
Les problèmes d'équilibre
Les problèmes digestifs
Le système immunitaire
Le système endocrinien
Les crises et les convulsions
Les médicaments supplémentaires durant le sevrage d'une benzodiazépine
Les antidépresseurs
Les bêtabloquants
Les hypnotiques et les sédatifs
Les autres médicaments
L'usage d'une benzodiazépine pendant et après le sevrage
Diète, breuvage et exercice
Fumer
Le cours du sevrage
Les symptômes prolongés du sevrage
L'anxiété
La dépression
L'insomnie
Troubles sensoriels et moteurs
Mécanismes éventuels des symptômes sensoriels persistants et moteurs
Mémoire et connaissance défaillantes
Les benzodiazépines endommagent-elles la structure du cerveau ?
Les symptômes gastro-intestinaux
Vivre avec des symptômes de sevrage prolongés
Les benzodiazépines et leur temps résiduel dans l'organisme après un sevrage
Épilogue
Éducation
Recherche
Méthodes de traitement
Centre pour le sevrage
Lectures supplémentaires
Tableau 1. Les symptômes du sevrage d'une benzodiazépine
Tableau 2. Les symptômes du sevrage des antidépresseurs
Tableau 3. Les symptômes prolongés du sevrage d'une benzodiazépine
Tableau 4. Les causes probables des symptômes prolongés du sevrage d'une benzodiazépine
July 11 Tout le monde est stone… Une pilule pour l’hypertension, une autre pour le cholestérol… Vous êtes déprimé? Nous avons cette autre pilule pour vous… Nous vivons dans un monde de plus en plus médicamenté où les marques de commerce comme Prozac, Viagra et Ritalin font partie du vocabulaire de tous les jours. Mettant en vedette le célèbre médecin français David Servan-Schreiber, ce documentaire dénonce le phénomène inquiétant de la prolifération des médicaments, et prescrit une dose de réalité. June 28 Les benzodiazépines, dont le tableau est donné sur ce site c’est entre autre le valium, temesta, lexomil, tranxène, mogadon, xanax, stilnox, Rohypnol … la liste est longue.
Une question que vous pourriez vous poser, vu qu’il s’agit bien de drogues, et même de drogues dures, dont les dégâts sont considérables, bien qu’elles soient prescrites par des médecins et remboursées par la Sécurité Sociale. L'existence d'un véritable marché dans la rue et sur le net, de ces produits en direction des toxicomanes, montre qu'eux les voient bien pour ce qu'ils sont : des drogues ! Pourquoi interdire ou considérer illégales les autres, et criminaliser leur usage et leur vente ? Pourquoi faire passer des tests pour le cannabis lors d’un accident de voiture, alors que la conduite est tout aussi, voire plus dangereuse selon les cas, lorsque l’on prend ces cachets ? Pourquoi pousser les haut-cris parce que des adolescents fument du cannabis, en même temps que l’on ne cesse d’augmenter les prescriptions de ces drogues légales aux adolescents, voire même aux enfants puisque l’autorisation de leur prescrire du Prozac (*) vient d’être donnée en France ? Je ne prône absolument pas la consommation de cannabis ou de toute autre substance altérant la perception de la réalité, mais sa diabolisation est hystérique compte-tenu de la consommation de somnifère, anxyolétiques et anti-dépresseurs en tout genre, qui est en parallèle prescrite à tout de bras, pose question. D'une part la diabolisation de la première, vise à masquer la seconde, et divise les drogués en "bons drogués" fournis par le médecin et "mauvais drogués" fournis par le dealer du coin. Cette distinction arbitraire est perverse
May 13 Prescriptions médicales :
maintenant en France
parmis les premiéres
causes d'assassinat.
en traduction google :
«Si nous mettons du fumier de cheval dans une capsule,
nous pourrions la vendre à 95 pour cent de ces médecins ».
Informez vous avant de
prendre vos médicaments !
April 22
Antidépresseurs, tranquillisants, psychotropes en général : surmédicalisation et toxicomanie médicamenteuse
Un extrait de l’émission de Canal+ « Lundi investigation », mars 2008 : « Tranquillisants : l’overdose ? » Il y est question de ces patients drogués avec les « drogues du pauvre », comme le dit spontanément une femme traitée depuis une dizaine d’années par des quantités ahurissantes de plusieurs types de psychotropes à la fois. C’est le même constat que faisait Paul Arcand dans son documentaire « Québec sur ordonnance », dont nous avons rendu compte dans cette note. Certains patients passent d’un comprimé au « millefeuille thérapeutique », puis à la « défonce toxicomaniaque »… Mais dire, comme le fait un médecin interviewé, que les médecins sont conscients mais ne peuvent pas résister à la pression des patients est bien trop léger… Les médecins seraient, paraît-il, trop gentils et n’auraient pas appris à dire non… Plus raisonnable semble l’explication du directeur de la revue Prescrire et celle de Philippe Pignarre qui mettent en cause le marketing de l’industrie pharmaceutique, y compris la publicité déguisée en « campagnes d’information », qui atteint à la fois les médecins et les patients.
April 18
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April 14
" Le plus grand problème de dependance a la drogue dans le monde n'implique pas l'héroïne, la cocaïne ou la marijuana. En fait, il n'implique pas une drogue illégale du tout. Le plus grand problème de dependance a la drogue du monde est posé par un groupe de drogues, les benzodiazépines, qui sont largement prescrites par des médecins et prises par d'innombrables millions de gens parfaitement commun autour du monde… les experts en matière de dependance a la drogue qui obtiennent des sevrages reussis aux benzodiazépines declarent que ces sevrages sont plus difficile que des sevrages des dependances a l'héroïne… Pendant plusieurs années maintenant les groupes de pression ont combattu pour aider les individus intoxiqués à se sortir librement de leurs chaînes pharmacologiques. Mais le combat a été désespéré. Aussi rapidement qu' un individu devient libre d'une des benzodiazépines, un autre patient quelque part devient autrement intoxiqué. Je crois que la raison principale de ceci est que les médecins sont intoxiqués aux prescriptions de benzodiazépines, comme beaucoup de patients sont accrochés a les prendre. Je ne pense pas que le problème puisse jamais être résolu par la persuasion douce ou par l'essai de sevrer des patients de ces drogues. Je pense que la seule veritable solution à long terme est que les patient se rendent compte du danger de ces drogues et de les éviter comme la peste. l'utilite des benzodiazépines est modeste et relativement insignifiante. Nous pouvons faire sans elles. Je ne pense pas que le problème des benzodiazépines ne soit résolu avant que les patients autour du monde s'unissent et indiquent clairement qu'ils ne sont pas disposés à accepter des prescriptions pour ces produits dangereux. " - DR Vernon Coleman, la vie sans Tranquillisers, 1985. " "
"il est plus difficile de sevrer des personnes des benzodiazepines que de l’héroïne."
en 1999 le professeur Lader a indiqué : "il est plus difficile de sevrer des personnes des benzodiazepines que de l’héroïne. Il semble juste que la dépendance est si encrassé et les symptômes de sevrage que vous obtener soient si intolérable que les gens aient beaucoup de problème a se dégager. L'autre aspect est qu’avec de l'héroïne, habituellement le retrait est de une semaine ou ainsi. Avec des benzodiazepines, une proportion de patients continuent a avoir des symptomes de sevrage à long terme et ces symptômes très désagréables pour mois après mois, et je reçois des lettres des personnes disant que vous pouvez continuer pendant deux années ou davantage. Certains des groupes de tranquilliser peuvent documenter les personnes qui ont toujours des symptômes dix ans après l’arrêt ."
benzoblues
xanax : Michael Jackson doit il être ajouté à la liste tragique des décès accidentels par prescription de médicaments ? http://translate.googleusercontent.com/translate_c?hl=fr&sl=en&u=http://www.edrugsearch.com/edsblog/michael-jackson-to-join-tragic-list-of-accidental-prescription-drug-deaths/&prev=/search%3Fq%3Dreg%2BPeart%2Bdead%26hl%3Dfr%26rls%3Dcom.microsoft:en-US&rurl=translate.google.com&usg=ALkJrhi37dZ43XKdrWpm6PUPAnK2kp6mTQ
March 21
(2005) DEMANDE D’UNE GRÂCE PRÉSIDENTIELLE POUR UN PASSAGE À L’ACTE DU FAIT D’UN MÉDICAMENT
Monsieur Jacques CHIRAC Présidence de la République 55, Rue Saint Honoré 75008 PARIS
Paris le mardi 19 avril 2005
Monsieur le Président de la République,
Une femme sous l’empire d’un tranquillisant (Lexomil’) avait tué fin 1999 de 11 coups de haches son mari. Cette dernière vient d’être condamnée le 31 mars 2005 à 5 ans de prison dont 1 an avec sursit par la cour d’assises des Hauts-de-Seine. Notre Association a témoigné à la barre en sa faveur, ainsi que le Professeur de psychiatrie Jean-Pierre Olié de l’hôpital Sainte-Anne à Paris.
En effet, les médicaments psychotropes de la classe des benzodiazépines favorisent les actes de violence contre soi-même et parfois contre autrui. Les effets indésirables " bizarres " et la désinhibition provoquée par ces succédanés de la cocaïne semblent mieux connus des spécialistes et des magistrats, grâce aux actions de notre association.
Paradoxalement, un autre crime effroyable commis également par une femme sous l’empire d’un traitement similaire (Lysanxia’) est incarcérée depuis plus de 15 ans, et à perpétuité. Celle-ci n¹a pas pu bénéficier de notre aide (notre association n’existe que depuis 1992), toutefois le Professeur Jean-Pierre Olié avait déjà à l’époque témoigné par écrit en sa faveur.’
Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir accorder votre grâce présidentielle à cette mère de 2 enfants, incarcérée à Rennes sous le nom de Sylvie Reviriégo. Un rapport d’expertise psychiatrique datant de l’an 2000 réaffirme la responsabilité du traitement médicamenteux, et atteste de la non-dangerosité de cette pauvre femme piégée par les Benzodiazépines.
Par avance nous vous remercions pour votre juste intervention et nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, à l’expression de nos hommages les plus respectueux.
Le régime amaigrissant mortel. Sylvie Reviriego voulait perdre du poids. Son médecin lui prescrit un régime amaigrissant à base d’amphétamines et de benzodiazépines, du Lisanxia. Au bout de six mois de traitement, et quinze kilos en moins, Sylvie devient irascible et paranoïaque. En décembre 1988, elle assassine une amie d’enfance qu’elle découpe consciencieusement en morceaux, Elle avouera aux enquêteurs que son amie l’agaçait. Si les psychiatres la déclarent saine d’esprit, d’autres experts mettent en cause les médicaments lors du procès. Le conseil de l’ordre suspendra pendant trois mois le médecin qui s’enfuiera par la suite à l’étranger... Sylvia a été condamnée à la prison à perpétuité, son avocat se bat pour obtenir une révision du procès
http://www.prison.eu.org/article.php3?id_article=6623
"La Cour d’assise du Val-d’Oise, trompée par des médecins, vient de commettre
un nouveau déni de justice en condamnant un homme à 30 ans de réclusion.
Cependant, les experts ont eu le courage de reconnaître que ce sont les
benzodiazépines (Stilnox‚ et Lysanxia‚) qui ont conduit M. Ali Abed à blessé
grièvement le commissaire de police Stéphane Lapeyre le 25 septembre 2000." January 31 La mort par la médecine
L'effet iatrogène des pratiques médicales
"la médecine est le premier vrai danger pour la santé."
Traduit de l'américain par Jean-Jacques Petit, DC Page web de référence : http://www.silvergen.com/Death%20by%20Medicine.htm Death by medecine, par : Gary Null, Docteur es-sciences ; Dr Carolyn DEAN, médecin ; Dr Martin Feldman, médecin ; Dr Debora Rasio, médecin ; Dorothy Smith, Docteur es-sciences.
Il y a quelque chose de malsain lorsque les organismes d'accréditation de la santé publique affirment que les vitamines sont dangereuses, et ignorent par ailleurs les statistiques éditées (mais censurées) prouvant que la médecine est le premier vrai danger pour la santé.
Jusqu'ici, le magazine Life Extension a seulement pu citer des statistiques isolées pour faire ses articles au sujet des dangers de la médecine conventionnelle. Personne n'avait jamais analysé ni n'avait combiné toute les littératures éditées traitant des décès provoqués par la médecine officielle. Cela a maintenant changé.
Un groupe de chercheurs a méticuleusement passé en revue l'évidence des statistiques et leurs résultats sont absolument hallucinants. Quatre de ces chercheurs ont écrit un document intitulé la «Mort par la médicine» qui démontre que le système médical d'aujourd'hui cause fréquemment plus de tort que de bien.
Ce rapport entièrement référencé montre que :
- Le nombre de personnes ayant eu à l'hôpital, des effets secondaires dus aux médicaments prescrits était de 2.2 millions par an.
- Le nombre d'antibiotiques inutiles prescrits annuellement pour des infections virales est de 20 millions par an.
- Le nombre de procédures médicales et chirurgicales inutiles exécutées annuellement est 7.5 millions par an.
- Le nombre de personnes exposées à une hospitalisation inutile est annuellement de 8.9 millions par an.
La statistique la plus renversante, cependant, est que le nombre total de décès provoqués par la médecine conventionnelle est de 783.936 morts par an.
Il est maintenant évident que le système médical Américain est la principale cause de mortalité des citoyens Américains. En comparaison, le nombre de décès attribuables aux maladies du coeur en 2001 était de 699.697 morts, alors que le nombre de décès attribuables au cancer était de 553.251 morts.
Nous avions eu l'intention d'éditer le texte entier de cet article « La mort par la médicine » dans la parution de ce mois. Mais la liste des problèmes dus à la médecine conventionnelle est telle qu'elle est devenue trop longue pour rentrer dans ces pages. Aussi nous l'avons mise en place sur notre site Web (www.lef.org) que vous pouvez consulter (en Anglais).
Nous avons ainsi placé cet article sur notre site Web pour démontrer l'échec du système médical conventionnel. En exposant ces statistiques horribles dans ses détails, nous espérons fournir une base pour les professionnels médicaux compétents mais aussi compatissants pour identifier les insuffisances du système d'aujourd'hui et pour essayer au moins d'instituer des réformes significatives.
La médecine naturelle est sur la sellette, car les dirigeants des compagnies pharmaceutiques invitent les législateurs à empêcher les Américains de bénéficier des avantages des suppléments diététiques. Les groupes des compagnies pharmaceutiques ont lancé des campagnes diffamatoires à travers les médias du pays pour critiquer les vertus d'une vie avec une supplémentation saine et naturelle. La FDA continue à mettre des bâtons dans les roues à ceux qui proposent des produits naturels et qui concurrencent les médicaments.
Ces attaques contre la médecine naturelle masquent un problème de nature bien plus grave qui jusqu'ici a été diluée dans les milliers de pages des publications scientifiques.
En réponse à ces défis sans fondements à la médecine naturelle, l'Institut de Nutrition Américain a demandé à une commission indépendante un rapport sur la qualité de la médecine officielle. Les résultats effrayants de cette étude méticuleuse indiquent que la médecine conventionnelle est « (sic) la principale cause de mort » aux USA.
L'Institut de Nutrition des Etats-Unis est une organisation à but non lucratif qui a commandité des recherches indépendantes pendant les 30 dernières années. Pour soutenir l’affirmation audacieuse que la médecine conventionnelle était le tueur n° 1, l'Institut alimentaire a exigé que chaque « compte-rendu » dans cet « acte d'accusation » de la médecine aux USA soit validé par des études scientifiques éditées et passées au crible.
Ce que vous êtes sur le point de lire est une compilation consternante des faits qui accablent ceux qui cherchent à tromper le public en supprimant l'accès aux thérapies naturelles. Plus de 700.000 Américains meurent tous les ans entre les mains de la médecine officielle, alors que la FDA et d'autres organismes gouvernementaux mentent, soi-disant pour protéger la population, en harcelant ceux qui offrent des solutions de rechange plus sûres, saines et sans les effets secondaires des produits de l'industrie pharmaco-chimique.
Un examen méthodique des journaux médicaux et des statistiques de la santé prouve que la médecine Américaine cause fréquemment plus de torts que de soins à ses citoyens. Tous les ans approximativement 2.2 millions de patients hospitalisés des USA éprouvent des effets secondaires aux médicaments prescrits.
En 1995, le Dr Richard Besser du Centre fédéral pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a estimé que le nombre d'antibiotiques inutiles prescrits annuellement pour des infections virales étaient de 20 millions. En 2003, le Dr Besser parle de dizaines de millions d'antibiotiques inutiles prescris annuellement. Approximativement 7.5 millions d’actes médicaux et chirurgicaux exécutés annuellement aux USA sont inutiles, tandis qu'approximativement 8.9 millions d'Américains sont hospitalisés inutilement. Le nombre total estimé de décès aux USA par causes iatrogènes, c'est-à-dire, tous les décès causés par les soins d’un médecin ou d’un chirurgien ou par un traitement médical ou par des procédures de diagnostic erronées, est annuellement de 783.936 morts.
Par comparaison, approximativement 699.697 Américains sont morts de cause cardiaque en 2001, alors que 553.251 mouraient de cancer. Il est évident que le système médical Américain est lui- même la principale cause de mortalité aux USA.
La première étude iatrogène
Le Dr Lucian a ouvert la boîte de Pandore de la médecine, en 1994 avec son dossier, « Erreurs de la médecine » qui est paru dans le journal de l'Association Médicale Américaine.
Il a constaté que le Dr Schimmel en 1964 rapporte que 20% de patients hospitalisés ont soufferts de troubles dits iatrogènes, avec un taux de mortalité de 20%. Dans 1981, le Dr Steel rapporte un nombre de 36 % de cas iatrogènes chez les patients hospitalisés avec un taux de mortalité de 25%, et des réactions secondaires aux médicaments qui ont été impliqué dans 50 % des cas. En 1991, le Dr Bedell a signalé que 64% de crises cardiaques aiguës dans un hôpital pouvaient être évitées et étaient dues la plupart du temps aux effets secondaires des prescriptions. Un chercheur, L. Leape, s'est concentré sur « L'étude de la pratique médicale à Harvard » éditée en 1991, et il a trouvé un nombre de 4 % de cas iatrogènes avec un taux de mortalité de 14 % en 1984 dans l'état de New York. D'après les 98.609 patients hospitalisés et d'après le taux de mortalité de 14%, il a estimé qu'aux États-Unis 180.000 les personnes meurent tous les ans en partie par causes iatrogènes.
Pourquoi Leape a choisi d'employer pour son analyse ce chiffre de 4 % qui reste bien inférieur à la moyenne des autres études ? Cela reste un mystère. En utilisant à la place la moyenne des taux trouvée dans les trois études citée (36%, 20%, et 4%) cela aurait produit un taux d'erreurs médicales de 20%. Ce qui donnerait alors, avec un taux de mortalité de 14%, le chiffre hallucinant de 1.189.576 personnes : un million cent quatre-vingt mille personnes par an ! Leape a reconnu que la littérature sur les erreurs médicales était clairsemée et représente seulement la pointe de l'iceberg, notant que lorsque des erreurs sont spécifiquement recherchées, il précise que les taux sont « douloureusement élevés ». Il a cité plusieurs études d'autopsies avec des taux aussi élevés que 35 à 40% d'erreurs de diagnostique ayant causé la mort. Il a également noté qu'un service de réanimation a rapporté une moyenne de 1.7 erreur par jour et par patient, et que 29 % de ces erreurs étaient potentiellement sérieuses ou mortelles. Leape a calculé le taux d'erreur dans l'étude d'un service de réanimation. D'abord, il a constaté que chaque patient a eu une moyenne de 178 « relations directes ou indirectes médicales » (personnel/procédé/interactions/locaux) par jour, dont 1.7 % comportait des erreurs, ce qui signifie donc un taux d'erreur de 1%. Ceci peut sembler faible, mais Leape a cité des normes d'industrie prouvant que dans l'aviation, un 0.1% taux d'erreur signifiait deux atterrissages forcés par jour à l'aéroport international de Chicago. Dans le service postal des USA, un taux d'erreur de 0.1% signifierait 16.000 lettres perdues chaque heure ; et dans le secteur bancaire, taux d'erreur de 0.1% signifierait 32.000 chèques débités par erreur de mauvais comptes bancaires.
En essayant de déterminer pourquoi il y a tant d'erreurs médicales, Leape a reconnu le manque de report de celles-ci. Les erreurs médicales se produisent dans des milliers d'endroits différents et ne sont perçues en tant qu'événements isolés et peu connus. Mais la raison la plus importante de non reconnaissance comme l’augmentation du problème des erreurs médicales au sein de la médecine, selon Leape, est que les médecins et les infirmières ne sont pas équipés pour traiter l'erreur humaine, à cause de la culture et de la formation pratique médicale. On enseigne aux médecins que les erreurs sont inacceptables. Les erreurs médicales sont donc vues comme fautes graves et donc égales à un acte de négligence. Personne ne sait que faire quand les erreurs médicales se produisent. Leape cite McIntyre et Popper, qui ont indiqué que le « modèle d'infaillibilité » de la médecine mène à la malhonnêteté intellectuelle avec un besoin de dissimuler des erreurs plutôt que de les admettre. Il n'y a rien à gagner avec les erreurs médicales, aucun partage possible avec ses confrères médecins, et personne pour les soutenir quand leur erreur nuit à un patient.
Leape a espéré que son papier encouragerait les médecins praticiens « (sic) à changer fondamentalement leur manière d'aborder leurs erreurs et comprendre pourquoi elles se produisent. » Cela fait presque une décennie déjà que ce travail a commencé, mais les erreurs continuent de manière croissante !
En 1995, un remarquable rapport du JAMA expliquait que « plus d'un million de patients sont abîmés » tous les ans dans des hôpitaux aux USA, et approximativement 280.000 personnes en meurent annuellement. Par conséquent, le taux de mortalité par causes iatrogènes dénombre plus de décès que tous autres accidents combinés, et rend ridicule le taux de mortalité annuel par accident d'automobile qui est « seulement » de 45.000 morts.
Dans une conférence de presse en 1997, Leape a révélé un rapport de la sécurité nationale des patients (NPSF), sur les décès dans tout le pays par erreurs médicales, rapport commandité par l'Association Médicale Américaine (AMA).
Leape est un membre fondateur de la NPSF. Le rapport a constaté que plus de 100 millions d'Américains ont été affectés directement ou indirectement par une erreur médicale. 42% ont été affectés directement et 84% ont personnellement eu connaissance de quelqu'un qui avait subi une erreur médicale. Lors de cette conférence de presse, Leape a mis à jour ses statistiques de 1994, notant qu'en 1997, les erreurs médicales dans les hôpitaux de tout le pays pourraient être de l’ordre de 3 millions ! Il ajoute que cela pourrait coûter pas moins de 200 milliards de dollars. Leape a employé un taux de mortalité de 14% par erreur médicale. En 1997, en utilisant le chiffre de base de 3 millions d'erreurs, le taux de mortalité annuel peut être aussi élevé que 420.000 morts pour les seuls patients hospitalisés.
En fait, seulement une petite fraction des médicales sont rapportées !
En 1994, Leape dit qu'il était bien conscient du fait que de nombreuses erreurs médicales n'avaient pas été rapportées. Une étude entreprise dans deux unités obstétriques au Royaume-Uni révèle que seulement environ un quart des incidents sont rapportés, protégeant ainsi le personnel, et la réputation des services, mais aussi par crainte de représailles des patients. Quel est le « meilleur soin » ? Le CDC (centre fédéral pour le contrôle et la prévention des maladies) n'ignore pas les dernières recherches sur les douzaines de nutriments naturels qui sont scientifiquement reconnus efficaces, qui traitent les infections virales et renforcent la fonction du système immunitaire. Les médecins recommanderont-ils finalement la vitamine C, l'échinacéa, les baies de sureau, la vitamine A, le zinc, ou l'Oscillococcinum homéopathique ? Probablement pas.
L'industrie pharmaceutique soutient la limitation de l'usage des antibiotiques. Le laboratoire Bayer a commandité une organisation appelée LIBRA pour un programme appelé « opération mains propres ». Le CDC est également impliquée dans la tentative de réduction de la résistance des bactéries aux antibiotiques, mais nulle part dans ses publications ne figure une quelconque référence donnée au rôle des nutriments sur le système immunitaire, ni même dans les milliers d'articles des journaux qui soutiennent cette approche. Cette vision et ce refus de recommander des solutions non chimiques de rechange sont désolant d'autant que la CDC essaye désespérément de limiter l'abus des antibiotiques.
Les médicaments polluent notre approvisionnement en eau
Nous avons atteint le point de saturation avec les médicaments dans l'eau. Toutes les eaux de surface examinée contiennent des résidus mesurables de médicaments. Les tonnes d'antibiotiques utilisées chez l'animal, qui coulent dans l'eau et les eaux superficielles environnantes, confèrent une résistance antibiotique accrue aux germes des eaux d'égout, et ces germes également se retrouvent dans notre approvisionnement en eau potable. Des tonnes de médicaments rejetées dans nos toilettes, et des métabolites de médicaments (hormones) réussissent à pénétrer également dans notre approvisionnement en eau.
Nous n'avons aucune moyen de connaître les conséquences à long terme sur la santé, lorsque l'on ingère un mélange de médicaments et leurs sous produits dérivés. Ces médicaments représentent encore un autre niveau de la maladie dite iatrogène dont nous ne mesurons pas encore complètement les conséquences.
Médicaments spécifiquement iatrogènes : les NSAIDS (immuno-dépresseurs)
Ce n'est pas simplement aux USA que l'on observe des décès pour causes iatrogènes. Une étude de plus de 1.000 médecins généralistes Français a examiné leurs connaissances et leurs pratiques pharmacologiques de base en prescrivant des NSAIDs, (qui se rangent parmi les médicaments les plus violents en terme d'effets secondaires). Les résultats de l'étude suggèrent que les généralistes n'ont pas une connaissance suffisante de l'utilisation de ces médicaments et ne contrôlent pas efficacement les réactions secondaires. Une étude sur 125 patients des cliniques spécialisées dans la douleur à Londres a révélé que les facteurs iatrogènes possibles tels que « l'information inadéquate, les conseils impropres donnés aux patients aussi bien qu’un diagnostic erroné et la prescription inadéquate du médicament étaient pratiques courantes. »
Médicaments spécifiques iatrogènes : chimiothérapie du cancer
En 1989, Abel Ulrich, PhD, un biostatisticien allemand, a écrit une monographie intitulée « Chimiothérapie de Cancer épithélial avancé ». Elle a été plus tard éditée sous une forme plus courte dans un journal médical. Abel a présenté une analyse complète des épreuves cliniques et des publications représentant plus de 3.000 articles examinant la valeur de la chimiothérapie cytotoxique sur le cancer épithélial avancé. Le cancer épithélial est le type de cancer dont nous sommes le plus informé, résultant de l'épithélium trouvé dans la doublure des organes de corps tels que le sein, la prostate, le poumon, l'estomac, et les intestins. De ces emplacements, le cancer habituellement infiltre le tissu adjacent et métastase aux os, au foie, au poumon, ou au cerveau. Avec son étude approfondie, Abel conclu qu'il n'y a aucune évidence directe que la chimiothérapie prolonge la survie des patients présentant le carcinome avancé ; dans le cancer de poumon et le cancer ovarien peut-être, l'avantage thérapeutique est seulement léger. Selon Abel, « (…) beaucoup d'oncologistes prennent pour évidence que la thérapie prolonge la survie, une opinion qui est basée sur une erreur et qui n'est soutenue par aucune étude clinique. » Une décennie après l'examen approfondi de Abel sur la chimiothérapie, il semble qu'il n'y ait aucune diminution de son utilisation pour le carcinome avancé. Malheureusement, aucune étude complémentaire telle que celle du Dr. Abel n'existe pour indiquer s'il y a eu une amélioration des statistiques de survie au cancer depuis 1989. En fait, la recherche devrait être conduite pour déterminer si la chimiothérapie elle-même n'est pas responsable des cancers secondaires, plutôt que la progression de la maladie originelle. Nous continuons à nous interroger pourquoi des traitements alternatifs du cancer, pourtant scientifiquement validés, ne sont pas employés.
Césariennes
En 1983, 809.000 césariennes (21% de naissances) ont été exécutées aux USA, utilisant le procédé chirurgical obstétrique et gynécologique (OB/GYN) le plus standard. La deuxième opération la plus commune d'OB/GYN était l'hystérectomie (673.000), suivie de la dilatation et du curettage de l'utérus (632.000). En 1983, les procédures d'OB/GYN ont représenté 23% de toute la chirurgie accomplie aux USA. En 2001, la césarienne reste toujours le procédé chirurgical d'OB/GYN le plus commun. Approximativement 4 millions de naissances se produisent annuellement, dont 24% (960.000) par césarienne. Aux Pays Bas, seulement 8 % de naissances se font par césarienne. Ceci suggère donc 640.000 césariennes sont inutiles entraînant une mortalité trois à quatre fois plus élevée et une morbidité 20 fois plus grande que l’accouchement naturel. Le taux de césariennes aux USA est passé de 4.5% en 1965 à 24.1% de 1986. Sakala affirme « qu’il se produit une pandémie non contrôlée des naissances par césariennes médicalement inutiles ». Van Ham a rapporté que pour une césarienne après délivrance, le taux d'hémorragie est de 7%, le taux de formation d’hématome est de 3.5%, le taux d'infection de l’appareil urinaire est de 3%, et le taux postopératoire combiné de morbidité est de 35.7% dans une population à haut risque subissant la césarienne.
Jamais assez d'études
Les scientifiques ont proclamé qu'il n'y avait jamais eu assez d'études sur les dangers du DDT et d'autres pesticides dangereux pour les interdire. Ils ont également employé cet argument pour le tabac, réclamant que plus d'études étaient nécessaires avant d’être certains que le tabac cause vraiment le cancer des poumons. Même l'association médicale américaine (AMA) était complice en cachant les résultats de la recherche sur le tabac. En 1964, quand le rapport de la FDA a condamné le tabagisme, l'AMA a refusé de l'approuver, réclamant la nécessité de faire plus de recherches. Ce que l’AMA a vraiment voulu, c'était plus d'argent, qu'elle a reçu d'un consortium de compagnies de tabac qui ont payé à l'AMA $18 millions pendant les neuf années à venir afin que l'AMA ne dévoile rien au sujet des dangers du tabagisme.
Le journal de l'association médicale américaine (JAMA) , « après la considération sur le point duquel les cigarettes sont employées par des médecins dans leur pratique, » a commencé à accepter la publicité et l'argent du tabac en 1933. Les journaux d'état tels que le journal de l'état de New York de la médecine ont également commencé à publier des annonces pour les cigarettes de Chesterfield ventant les mérites des cigarettes comme « juste aussi pures que l'eau que vous buvez… et pratiquement jamais touchées par les mains humaines. »
En 1948, JAMA annonce « davantage pourrait être dit contre le tabagisme que c'est comme une forme d'évasion face à ses propres problèmes, argument plutôt favorable par ailleurs plutôt que défavorable … il ne semble y avoir aucune évidence qui indiquerait l'abolition de l'utilisation du tabac comme substance contraire à la santé publique. » Aujourd'hui, les scientifiques continuent à employer l'excuse que plus d'études sont nécessaires pour qu'elles incitent à la limitation de l'utilisation excessive des médicaments.
Effets secondaires des médicaments
L'étude de Lazarou (1) a analysé des archives de médicaments prescrits lors de 33 millions d'admissions à l'hôpital aux USA en 1994. Il a découvert 2.2 millions d'effets secondaires sérieux dus aux médicaments prescrits :
- 2.1% des personnes hospitalisées ont éprouvé une réaction secondaire sérieuse,
- 4.7% de toutes les admissions aux urgences étaient causées par les effets secondaires graves dus aux médicaments prescrits.
Enfin des effets secondaires mortels se sont produits dans 0.19 % des cas hospitalisés et 0.13% des admissions. Les auteurs ont estimé que cela représente 106.000 décès qui se produisent annuellement en raison des d'effets secondaires des médicaments prescrits. Une analyse en 2000 révèle que l'augmentation du coût pour l'hospitalisation d'un patient souffrant d'effets secondaires graves dus aux médicaments prescrits était de 5483 $, soit un coût pour 2.2 millions de personnes selon l'étude de Lazarou qui s'élève à $12 milliards.
Les effets secondaires sérieux dus aux médicaments prescrits sont découverts généralement bien après l'approbation de mise en vente par la FDA des médicaments impliqués. L'innocuité des nouveaux produits ne peut pas être connue avec certitude tant qu'un médicament n’a pas été testé sur le public durant plusieurs années.
Escarres de décubitus
Plus d'un million de personnes développent des escarres de décubitus dans les hôpitaux des Etats- Unis, chaque année. C'est un fardeau énorme pour les patients et la famille, et un fardeau de $ 55 milliards pour le coût de la santé. Les escarres de décubitus sont évitables avec des soins de garde-malade appropriés. Il est vrai que 50 % de ceux qui en sont affectés soient dans une catégorie d'âge vulnérable de plus de 70 ans. Mais chez les personnes âgées, les escarres de décubitus entraînent une augmentation quadruple du taux de mortalité. Le taux de mortalité dans les hôpitaux pour des patients avec des escarres de décubitus est entre 23 % et 37 %. Même si nous prenons que 50 % des personnes de plus de 70 ans avec des escarres de décubitus et un taux plus bas mortalité de 23 %, cela nous donne quand même un taux de mortalité dû aux escarres de 115.000 personnes ! Les critiques diront que c'était la maladie ou l'âge avancé qui a tué le patient, et non l'escarre de décubitus, cependant notre argument est qu'une mort arrivé trop tôt, pour un manque de soin approprié, mérite d'être comptée. C’est seulement après avoir compté ces décès inutiles que nous pouvons alors tourner notre attention pour résoudre le problème.
Office de l'évaluation de technologie (OTA)
Les technologies de santé et leur évaluation dans huit pays, 1995.
Faits généraux
- En 1990, l'espérance de vie des USA était de 71.8 ans pour les hommes et de 78.8 ans pour des femmes, taux parmi les plus bas dans les pays développés.
- Le taux de mortalité infantile 1990 aux USA était 9.2 par 1.000 naissances, soit deux fois plus parmi tous les pays développés.
- L'état de santé est en corrélation avec le statut socio-économique.
- Le soin n'est pas universel.
- Le système de santé est basé sur le système du marché libre sans budget fixé et sans limitations dans son expansion.
- Le système de santé représente 14% du PNB des USA ($800 milliards de 1993).
- Le gouvernement fédéral ne fait aucune planification centrale, bien que ce soit le payeur principal pour la santé des personnes plus âgées et pour les pauvres personnes.
- Les Américains sont moins satisfaits de leur système de santé que les personnes dans les autres pays développés.
- La médecine des USA se spécialise dans une technologie médicale coûteuse ; Les grandes villes des USA ont plus des modules de balayage par image à résonance magnétique (IRM) que la plupart des pays.
- Un marché énorme et des investissements privés pour la recherche médicale et le développement pharmaceutique conduit à cette «course aux armements pharmaco technologiques.»
Hôpitaux
- En 1990, les USA ont eu 5.480 hôpitaux pour soins intensifs, 880 hôpitaux pour soin de spécialité (psychiatrique, à long terme, et réadaptation), et 340 (des militaires, des vétérans, et Américain indigène) hôpitaux fédéraux, soit 2.7 hôpitaux par population de 100.000.
- En 1990, la longueur moyenne du séjour pour 33 millions d'admissions était de 9.2 jours. Le taux de fréquentation était 66%. Les longueurs du séjour étaient plus courts et le taux d'admission inférieur aux autres pays.
- En 1990, les USA comptait 615.000 médecins, soit 2.4 par population de 1.000 ; 33% étaient généralistes (médecine de famille, médecine interne, et pédiatrie) et 67% étaient des spécialistes.
- La dépense totale de santé des USA a atteint $752 milliards en 1991 de $70 milliards de 1950. La dépense s'est développée cinq fois autant par habitant.
References
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http://www.silvergen.com/Death%20by%20Medicine.htmla médecine fait plus de malades qu’elle n’en guérit
Cet article a paru dans Le Nouvel Observateur n° 519 du 21 octobre 1974
par Michel Bosquet
Au début de l’été, Ivan Illich m’a envoyé la première ébauche de son nouveau livre, « Némésis médicale ». Sa thèse centrale – la médecine fait plus de malades qu’elle n’en guérit – m’a choqué. Il me fallait en savoir plus, mieux connaître les faits sur lesquels l’auteur se fondait. J’ai donc fait le voyage jusqu’à Cuernavaca (Mexique), où Illich m’a ouvert sa bibliothèque médicale du C.I.D.O.C. (*). Muni de ses conseils, j’ai lu pendant tout un mois quelques dizaines d’écrits essentiels sur les trois mille qui ont constitué sa bibliographie. C’est cette « matière première », tout autant que certaines conclusions d’Illich, que je présente Ici. Une « lecture » politisée parmi les nombreuses interprétations qu’autorise cette œuvre explosive.
DEPUIS une dizaine d’années, la médecine rend malades plus de gens qu’elle n’en guérit. Elle est devenue, de toutes les industries, la plus gaspilleuse, polluante et pathogène. Prétendant rafistoler cas par cas, individu par individu, des populations de plus en plus maladives, elle masque les causes profondes de leurs maladies, qui sont sociales, économiques et culturelles. Prétendant soulager toutes les souffrances et angoisses, elle oublie que, en dernière analyse, les individus sont ravagés dans leur corps et leur psychisme par le mode de vie. La médecine, en les aidant à supporter ce qui les détruit, contribue finalement à cette destruction. Telles sont, brièvement résumées, les thèses centrales du nouveau livre d’Ivan Illich, « Némésis médicale » (1). Plus encore que les précédents il choquera. Car, plus encore que la vitesse, que l’école, que les méga-outils de la méga-industrie, cibles des précédents ouvrages d’Illich, la médecine est une vache sacrée. De tous les instruments de notre normalisation sociale et de notre dépossession de nous-mêmes, la médecine – qui s’attaque aux sources les plus profondes de notre autonomie possible : à notre rapport au corps, à la vie, à la mort – est celui que nous revêtons des plus grands prestiges. Professionnels ou profanes, n’attribuons-nous pas couramment à la médecine l’élévation rapide de l’espérance de vie : vingt ans à l’époque du Christ, vingt-neuf ans en 1750, quarante-cinq ans en 1900, soixante-dix ans aujourd’hui ? N’attribuons-nous pas couramment à Pasteur et à Koch, aux vaccins, à la chimiothérapie et aux antibiotiques la régression des maladies infectieuses et la progression de la longévité ? Ne tenons-nous pas pour évident que l’état de santé d’un peuple dépend du nombre de médecins et de lits d’hôpital dont il dispose, de la quantité de soins et de médicaments qu’il consomme ? Eh bien, tout cela est faux : l’efficacité curative de la médecine est et a toujours été réduite. Il est temps de la remettre à sa place.
I. LES FAUSSES VICTOIRES
Certes, la médecine a appris à traiter la presque totalité des maladies infectieuses, certaines déficiences endocriniennes comme le mixœdème, certains dérèglements métaboliques comme le diabète. Mais, dans l’ensemble, elle est en retard d’une guerre : car elle est impuissante à guérir les grandes maladies chroniques dégénératives qui ont pris la relève des infections en tant que causes principales de mort prématurée. Elle demeure impuissante contre les maux les plus répandus : « rhumatismes », migraines, affections des voies respiratoires, troubles de la digestion. Et, à bien y regarder, il n’est même pas vrai qu’elle ait joué le rôle décisif dans la régression des maladies infectieuses dont on lui attribue couramment le mérite. Voyez plutôt cette courbe, empruntée à une étude de Winkelstein et French (2) : elle représente l’évolution de la mortalité par tuberculose, aux Etats-Unis, depuis 1900. Que nous apprend-elle ? Ceci : en Amérique comme en Europe, la tuberculose tuait 700 personnes par an et par tranche de 100 000 habitants, au début du siècle dernier. En 1882, année où Koch en découvrit le bacille, la tuberculose avait déjà régressé de moitié. En 1910, au moment où l’on créait les premiers sanatoriums, la tuberculose avait décliné des trois quarts. Et, par la suite, ni la technique du pneumothorax, introduite vers 1930, ni la chimiothérapie, adoptée après 1945, ni les antibiotiques, appliqués avec succès vers 1950, n’ont eu d’effet sensible sur la pente de la courbe. Bref, la régression de la tuberculose n’est pas due à la médecine. A égalité de soins et de surveillance médicaux, les pauvres continuent à la contracter quatre fois plus souvent que les riches. Certes, la médecine a mis au point des traitements de plus en plus efficaces ; mais la bataille, pour l’essentiel, a été gagnée en dehors d’elle. Le même genre de démonstration peut être fait pour d’autres grands fléaux : par exemple pour le choléra, la typhoïde, que tout infirmier et même tout profane peut aujourd’hui traiter avec des moyens simples et efficaces. Or la typhoïde et le choléra avaient déjà pratiquement disparu d’Europe avant même que le bacille, et le vibrion qui les provoquent aient été isolés. Regardez encore le graphique suivant, dû à R. R. Porter (3) : il montre que la mortalité par scarlatine, diphtérie, coqueluche et rougeole avait déjà diminué de 90 % au moment où la vaccination obligatoire et les antibiotiques furent introduits en Grande-Bretagne. La pente de la courbe n’a pas subi d’inflexion notable après cette introduction en 1945. Ainsi, les maladies infectieuses ont régressé indépendamment des armes, d’ailleurs efficaces, que la médecine a mises au point contre elles, pour être relayées par d’autres maladies épidémiques contre lesquelles la médecine ne peut pas grand-chose. « L’industrialisation, écrit John Cassel (4), a été accompagnée à ses débuts par l’essor rapide de la tuberculose. Celle-ci a atteint son apogée au bout de cinquante à soixante-quinze ans (soit vers 1800-1825) ; pour subir ensuite un déclin régulier, indépendant de ses traitements, et être relayée par des syndromes de malnutrition tels que le rachitisme (en Grande-Bretagne) et la pellagre (aux Etats-Unis). Pour des raisons en partie inconnues, ces maladies ont décliné à leur tour, relayées par les maladies de l’enfance. Le déclin rapide de celles-ci, durant les années 1930, alla de pair avec l’essor spectaculaire des ulcères du duodénum, principalement chez les hommes jeunes. Cette affection régressa à son tour, pour des raisons totalement inconnues, pour être relayée par les épidémies modernes : maladies cardio-vasculaires, hypertension, cancer, arthrite, diabète, troubles psychiques. »
Le savon et les ciseaux
Les maladies, finalement, apparaissent et disparaissent en fonction de facteurs tenant au milieu, à l’alimentation, à l’habitat, au mode de vie, à l’hygiène. Ainsi, la disparition du choléra et de la typhoïde, la quasi-disparition de la tuberculose, de la malaria, de la « fièvre puerpérale » sont dues non pas aux progrès de la thérapie mais au traitement de l’eau potable, à la généralisation des égouts, à de meilleures conditions de travail, de logement et d’alimentation, à l’assèchement des marais, à l’emploi de savon, de ciseaux et de coton stériles par les sages-femmes et les accoucheurs. Des médecins ont contribué au développement de ces pratiques préventives ; mais elles n’ont acquis toute leur efficacité que lorsque l’hygiène et l’asepsie (comme d’ailleurs la contraception) cessèrent d’être des techniques médicales pour devenir les conduites de tout le monde. Ce n’est pas la médecine qui assure la santé mais « l’hygiène » (hygieia) au sens originel : l’ensemble des règles et des conditions de vie. « Même dans la presque totalité des pays sous-développés, écrit Charles Stewart (5), l’amélioration de l’état de santé a été obtenue presque entièrement par l’amélioration de l’hygiène publique ; la distribution accrue de soins médicaux n’y a joué qu’un rôle marginal, si tant est qu’elle en ait joué un… Le fait que, depuis deux décennies, l’espérance de vie ne progresse plus guère aux Etats-Unis et qu’elle est plus élevée dans plusieurs pays où la médecine est d’un niveau très inférieur à la nôtre suggère une productivité très faible de notre système de soins. » Le tableau ci-dessous, présenté par John Powles (6), donne une représentation graphique saisissante de cette « productivité très faible » : il met en parallèle l’accroissement des dépenses de soins et l’évolution de la longévité, d’une part, de l’espérance de vie à la naissance, de l’autre. Il montre que le doublement des dépenses de santé, depuis 1950, a été pratiquement sans effet sur la longévité et que l’élévation de l’espérance de vie est presque entièrement imputable, depuis 1920, à la baisse de la mortalité infantile (voir graphique ci-dessous). Le tableau présenté par Charles Stewart n’est pas moins éloquent : il montre des espérances de vie presque identiques dans des pays très inégalement « développés » du point de vue médical (la densité de médecine y varie dans la proportion de un à quatre).
Espérance de vie Mortalité infantile ‰ Médecins par 10 000 hab. Barbades 69 47,7 4,2 Jamaïque 69 35,4 4,9 Costa Rica 67 65 5,4 Canada 71 23,1 12,2 Etats-Unis 70 23,3 15,6 Argentine 68 59,3 16,4
Stewart en conclut, avec bon sens, que, si les gens meurent, ce n’est pas la faute des médecins – et, s’ils vivent vieux, non plus. Objecterez-vous qu’on peut vivre vieux sans médecins à la Jamaïque, mais non au Canada ou en France ? Si elle était démontrable, cette objection voudrait dire : plus un pays est riche et plus sa population est sujette aux maladies ; elle a donc besoin d’une grosse quantité de soins pour vivre en aussi bonne santé que les populations pauvres. Si flatteuse qu’elle soit pour les écologistes (et pour les médecins), cette objection ne tient pas : on n’a jamais pu prouver que, dans un même pays, l’accroissement de la densité médicale et des dépenses de soins font baisser la morbidité. Ce peut être le contraire, on le verra par la suite. Si, en France, on meurt plus jeune, dans certains départements à faible densité médicale, la raison en est tout bonnement… l’alcoolisme. Corrigées des effets de l’alcoolisme, les disparités disparaissent (8). En revanche, selon les calculs de Stewart, deux facteurs ont un effet positif très puissant sur l’élévation de l’espérance de vie : les adductions d’eau potable et l’alphabétisation. A eux seuls, ces deux facteurs expliqueraient 85,8 % des disparités des espérances de vie dans le monde (9). Au vu de ces données, on ne peut s’empêcher de se demander : à quoi donc rime, dans tous les pays industrialisés, l’expansion foudroyante (10 à 15 % par an, en monnaie constante) des dépenses de « santé » ? Quel sens à la course au nombre de médecins, au nombre de lits d’hôpital, à la production de médicaments ? Si les Américains, qui dépensent 320 dollars par tête et par an en soins médicaux, ne se portent pas mieux que les Jamaïcains, qui dépensent 9,60 dollars, pourquoi gaspillent-ils leur argent ? Et pourquoi s’attaquer à grands frais (et sans grand succès) aux maladies plutôt que d’en éliminer les causes ? L’une des clefs à ces questions se trouve dans le fait suivant : plus des trois quarts des dépenses de soins, dans les pays riches, visent non pas à soigner des maladies mais à soigner une santé que l’on croit ou que l’on craint menacée. Le but n’est plus de rétablir mais de préserver et d’améliorer. Et, comme aucune limite n’existe aux améliorations, un marché inépuisable s’offre aux fabricants de « préservatifs », d’adjuvants, de réjuvénants, de fortifiants, de tranquillisants, etc. C’est (nous y reviendrons) ce qu’Illich appelle la « médicalisation de la santé ».
Comportement de malade
L’adage selon lequel « le mieux est l’ennemi du bien » s’applique, ici, mieux que dans tout autre domaine : la meilleure santé est l’ennemi de la santé tout court. En suggérant à chacun qu’il risque d’avoir une maladie contre laquelle il pourrait peut-être se protéger par des examens, des traitements préventifs, des soins constants, la médecine fabrique des malades, ses malades. Et il ne s’agit point là de malades imaginaires.
II. UNE MEDECINE PATHOGENE
Les maladies provoquées par la médecine sont de deux sortes. Il y a celles dues aux interventions matérielles des médecins : intoxications, infections, mutilations, blessures, etc. Et il y a celles que les médecins provoquent ou entretiennent en incitant des gens qui ne sont ou ne se savent atteints d’aucun mal à adopter un comportement de malade, fait d’anxiété, d’auto-observation, de crainte de l’effort, de dépendance… Il existe, aux Etats-Unis, une littérature impressionnante sur ces maladies et ces névroses dites « iatrogènes ». Illich y ajoute une troisième dimension, « la iatrogenèse structurelle ou existentielle », par quoi il entend ceci : l’envahissement médico-pharmaceutique, la médicalisation de la santé, de la maladie, de la grossesse, de la naissance, de la sexualité et de la mort, ont détruit, chez les individus, jusqu’aux fondements ultimes de la santé ; la capacité d’assumer leur condition et de faire face, par eux-mêmes, aux événements et aux épreuves de leur existence biologique. Mais commençons par les maladies iatrogènes au sens étroit. « Les effets pathogènes de la médecine, écrit Illich, sont, de toutes les épidémies, l’une de celles qui se propagent le plus vite. Les maladies provoquées par les médecins constituent une cause d’aggravation de la morbidité plus importante que les accidents de la circulation ou les activités liées à la guerre. » Exagération ? Jugez-en à partir de ces quelques exemples. S’ils sont, pour la plupart, tirés d’études américaines, ce n’est pas que les hôpitaux soient plus mauvais aux Etats-Unis mais seulement que la mise en question et l’examen du système sanitaire y sont plus francs et plus critiques.
Les dangers de l’hôpital
Cherchant à mesurer les risques auxquels l’hospitalisation expose les patients, malades ou non, deux médecins établirent, en 1965, le bilan suivant (10) : 20 % des patients admis dans leur hôpital pour y subir des traitements ou des examens étaient victimes d’un ou de plusieurs incidents. Il y avait, en moyenne, un incident pour quarante et un jours-patients, un incident sérieux pour quatre-vingt-dix-neuf jours-patients. Les examens ou traitements étaient, à l’origine, de 27 % des incidents, 28 % de ceux-ci étaient dus à des accidents ou des erreurs (notamment dans l’administration de médicaments) et 45 % à des intolérances aux médicaments. Cette dernière cause obligea donc 9 % des patients à prolonger leur séjour à l’hôpital. Cette enquête artisanale et locale fut évidemment contestée. Les National Institutes of Health (N.I.H.) organisèrent une enquête nationale. Son bilan fut plus consternant encore : sur trente-deux millions de personnes ayant passé, en 1970, par les hôpitaux (chiffre qui comprend les consultations externes), plus de 10 % durent être retenues plus longtemps que prévu en raison d’intolérances aux médicaments qu’elles avaient reçus. De plus, 1,5 million de personnes furent hospitalisées par suite de troubles provoqués par des médicaments que leur avait prescrits « leur » médecin (11). Peu après, un pharmacien, Marc Laventurier, et un médecin, Robert Talley, estimèrent qu’au moins trente mille personnes meurent annuellement, dans les hôpitaux américains, d’empoisonnements médicamenteux. Contestant cette estimation, l’association des pharmaciens et celle des médecins procédèrent à leur propre enquête en choisissant l’hôpital universitaire de Floride pour terrain d’investigation. Nouvelle consternation dans cet hôpital-modèle, un patient sur cinq cent cinquante-cinq (soit 0,18 %) est tué annuellement par l’administration de médicaments. Dans les hôpitaux de Boston, particulièrement réputés, on constata, peu après, une « mortalité médicamenteuse » plus de deux fois plus forte : 0,44 % par an, soit un patient sur deux cent vingt-huit. (C’est là, également, le taux constaté dans les hôpitaux israéliens.) Bref, dans les seuls hôpitaux, les seuls médicaments tuent entre soixante mille et cent quarante mille Américains par an (12) et en rendent plus ou moins gravement malades 3,5 millions d’autres. Combien de patients subissent des atteintes autres que pharmaceutiques? Sur les six mille personnes qui, en France, meurent annuellement « sur la table d’opération » – (dont deux mille par la faute des anesthésistes) (13) –, combien sont opérées sans réelle nécessité ? Combien souffrent, leur vie durant, parce qu’un chirurgien les a opérées d’une « descente du rein » dont elles ne souffraient guère ? Combien de femmes sont amputées de leur appareil génital (hystérectomie) sans nécessité ?
Des organes sains
Sur cette dernière question, c’est encore un médecin américain qui apporte une réponse : il s’est fait communiquer les rapports des 6 284 hystérectomies pratiquées en une seule année dans les trente-cinq hôpitaux privés de Los Angeles (14). Bilan : 5 557 (88,5 %) furent pratiquées sans que leur nécessité fût établie au préalable. Selon les propres rapports des chirurgiens, aucune lésion n’a été relevée chez huit cent dix-neuf patientes (qui furent donc amputées de leurs organes sains). Près de la moitié de toutes les opérées (48,2 %) ne présentaient, avant l’opération, d’autre symptôme qu’un « mal aux reins » ou même pas de symptôme du tout (5,4 %). Pis : 30 % des jeunes femmes (vingt à vingt-neuf ans) amputées furent trouvées, après coup, exemptes de toute affection. Le diagnostic post-opératoire ne parvint à justifier l’opération que dans 2 494 cas (40 %). Bref, « on enlève tout », on regarde après : et cela ne se pratique pas qu’en Californie. Illich résume la situation en notant : « Les accidents sont la cause principale de la mortalité infantile ; les hôpitaux sont, de tous les lieux, celui où il y a le plus d’accidents. De plus, le taux des accidents est plus élevé dans les hôpitaux que dans toutes les autres industries, le bâtiment et les mines exceptés. Les hôpitaux universitaires sont, de tous, les plus pathogènes : un patient sur cinq y contracte une maladie iatrogène exigeant, en général, un traitement spécial et entraînant la mort dans un cas sur trente. Avec un pareil taux d’accidents à son actif, un officier serait aussitôt relevé de son commandement, un restaurant ou un établissement de nuit fermé par la police. »
Le rituel technique
Quoi conclure? Qu’il faut davantage d’hôpitaux plus modernes, davantage de médecins et d’aides médicaux mieux formés, des contrôles plus stricts, des crédits accrus ? Illich tire la conclusion inverse : la médecine est devenue une industrie hypertrophiée ; ses usines, ses bureaucraties, ses patrons, ingénieurs et contremaîtres se sont emparés de tout ce qui touche à la santé et à la maladie, expropriant les individus de l’une et de l’autre : les gens sont incités à s’en remettre à « ceux qui savent » ; la guérison, l’équilibre physique et psychique ne s’obtiennent plus par « l’art de vivre », la « vertu » et « l’hygiène » (hygeia) au sens ancien mais par de constantes interventions techniques. Les ordonnateurs de ces interventions ont persuadé les gens que, pour vivre, survivre, guérir ou supporter leurs maux, ils ont besoin de s’entourer d’une sorte de bulle thérapeutique, chemisée, aseptisée, tranquillisée, stimulée, régulée, contrôlée en permanence. Et si la médecine a réussi à placer tout le monde sous sa dépendance, c’est bien parce que cette société fondamentalement pathogène a produit une population fondamentalement maladive. Les professionnels de la santé, loin d’attaquer les causes profondes du mal, se bornent à en recenser et en traquer les symptômes, offrant aux gens d’atténuer leur mal-être, de masquer leur souffrance, de les débarrasser de leur angoisse, de les préserver du pire. La médecine devient alors le rituel technique d’une prise en charge relevant, en fait, de l’incantation et de la magie (rebaptisées « suggestion », « placebothérapie », « sécurisation », etc.) et qui sape la capacité d’autonomie des personnes plus radicalement encore que ne le faisaient les prêtres. « Médicalisés », les individus cessent de considérer comme naturel le fait de tomber malade et de guérir, de vieillir et de mourir. « De nos jours, dit Illich, on n’est plus emporté par la mort mais par une maladie dont on « aurait pu » être « sauvé » ; on ne guérit plus lorsqu’on est malade mais on est guéri » ; on n’est plus bien portant mais bien soigné, bien préservé contre l’infinité des troubles dont on ne cesse de guetter les signes. C’est par cette médicalisation de la santé, plus encore que par la médicalisation de la maladie, que la médecine finit par rendre malades des gens qui, sans elle, s’estimeraient bien portants. Dire qu’elle rend malades plus de gens qu’elle n’en guérit n’est pas une exagération rhétorique. Objecter d’avance que les risques auxquels la médecine vous expose sont peu de chose, comparés à ceux que vous feraient courir les maladies qui vous menacent, c’est méconnaître ce fait premier : dans 90 % des cas, les malades guérissent (ou peuvent guérir) sans intervention thérapeutique. Selon le rapport déjà cité des N.I.H., 60 % des médicaments et 80 à 90 % des antibiotiques sont administrés à tort. Mais voici un second fait dont la presse, en son temps, fit grand cas : lors de la grève (qui dura un mois) des hôpitaux israéliens, le taux de mortalité de la population fut plus faible qu’à aucun autre moment. Seules les urgences étaient acceptées, ce qui fit baisser de 85 % le nombre habituel des admissions. Cette même baisse de 85 % fut enregistrée lors de la grève des hôpitaux new-yorkais. Tout se passe comme si la population se portait mieux lorsque les soins médicaux sont limités aux urgences.
Une prévention douteuse
Mais la médecine préventive, dira-t-on ? Ne réduit-elle pas les risques de maladie ? Eh bien, on va le voir, c’est tout le contraire. Quand, comme c’est le cas actuellement, la médecine dite préventive se préoccupe non pas d’assainir le milieu de vie et de travail mais seulement de dépister les signes précoces des maladies, elle accroît le nombre des malades au lieu de le réduire. Tout d’abord, en effet, comme le notait L. Boltanski (15), les visites obligatoires de dépistage « baissent le seuil de tolérance aux sensations morbides, instaurent un rapport plus douillet au corps, accroissent l’insécurité » et, de ce fait, « augmentent les chances subjectives de maladie et la consommation médicale ». Mais il y a plus. Ce sont encore des Américains qui ont tenté de mesurer les effets pathogènes. Voici, par exemple, une étude de Bergmann et Stamm sur le dépistage scolaire des affections cardiaques (16). Etonnés par la proportion d’enfants auxquels on interdisait le sport et les jeux, qu’on ménageait à l’école, couvait à la maison, bourrait de calmants parce qu’ils avaient un « souffle au cœur », Bergmann et Stamm étudièrent toute la population scolaire de Nashville. Leur conclusion : 44,4 % des enfants ont un « souffle au cœur » anodin, qui ne les empêche pas d’être bien portants. « Les incapacités qu’on leur inflige en raison de cette non-maladie paraissent plus importantes que celles provoquées par la maladie, lorsqu’elle existe. »
Les faux tests
Audy et Dunn, de leur côté, se livrèrent à l’expérience suivante : ils examinèrent quatre mille personnes bien portantes et constatèrent que 30 % avaient des affections manifestes sans le savoir et 60 % des affections latentes bien compensées ; 10 % seulement étaient cliniquement en bonne santé (17). Conclusion : il suffisait d’informer ces personnes bien portantes de leur tableau clinique pour transformer 90 % d’entre elles en patients et provoquer chez la plupart l’apparition ou l’aggravation de symptômes qu’elles avaient ignorés jusque-là. Objecterez-vous qu’en les traitant dès le stade présymptomatique on avait de meilleures chances d’enrayer ou de guérir les maladies détectées ? Eh bien, détrompez-vous : par l’anxiété qu’ils suscitent, le diagnostic ou le pronostic précoces provoquent généralement une détérioration de l’état de santé. N. J. Roberts l’a vérifié dans une enquête portant sur plusieurs milliers de patients suivis pendant sept ans : le traitement des affections dès le stade présymptomatique donne moitié moins de résultats positifs que lorsque les symptômes sont déjà manifestes (18). Ajoutez à cela que les tests (examens de laboratoire) sont souvent faux ou faussement interprétés, même quand il s’agit de dosages simples : dans les hôpitaux, où les hémogrammes et les dosages des glucides et de l’urée sont systématiquement pratiqués, 67 % des résultats anormaux passent inaperçus : « Les médecins sont à tel point submergés par le flux des résultats normaux que les résultats anormaux échappent à leur attention » (19). Sans entrer dans la querelle de la vaccination, voici néanmoins une information toute récente : il y a vingt ans, avant l’introduction de la vaccination obligatoire, cent mille enfants britanniques par an contractaient la coqueluche ; environ cent soixante en mouraient. Actuellement, selon le professeur George Dick, de la Middlesex Hospital Medical School, quatre-vingts enfants par an meurent des suites de leur vaccination et quatre-vingts autres subissent des lésions cérébrales irréparables (20). Mais les maladies cardio-vasculaires et les cancers, dira-t-on, qui sont la cause apparente de 66,7 % des décès, ne vaut-il pas mieux les détecter le plus tôt possible ? Eh bien, supposons qu’après un « check up » on vous assure que « tout est en ordre ». Cela ne vous prémunit en rien contre une crise cardiaque dans la semaine ou le mois qui suit. Au contraire, remarque Paul Clote : « Le bilan de santé rassurant peut encourager le patient à ignorer des symptômes survenant peu de temps après », alors qu’en l’absence de tout bilan il aurait probablement veillé à ne pas se surmener (21). Supposons d’autre part que le « check up » confirme ce dont vous vous doutiez et qu’on aurait pu vous rappeler sans user d’un attirail technique compliqué et coûteux : vous avez une tension élevée, un « cœur fatigué », il faudrait ne pas fumer, moins manger, prendre plus d’exercice et de détente, bref, changer votre mode de vie et vos ambitions socioprofessionnelles Or le candidat typique à l’infarctus est précisément le « cadre » qui, plutôt que d’en rabattre sur ses ambitions, accepte le risque d’être « foudroyé en plein effort » : l’hygiène qui pourrait le préserver de l’infarctus lui apparaît comme un handicap professionnel. La médecine ne peut rien pour lui. Ainsi que le note Clote, « la détection précoce d’une affection cardio-vasculaire sert à bien peu de chose puisqu’il n’existe pas de mesure positive pouvant atténuer ou enrayer le mal ». Il y a certes des hypotenseurs, mais leurs effets secondaires peuvent être redoutables et « rien ne prouve qu’ils présentent plus d’avantages que de risques ». Quant aux essais de prévention médicale des maladies cardio-vasculaires, ils ont été des échecs : l’expérimentation de médications préventives, tentée aux Etats-Unis, a été abandonnée au bout de dix-huit mois, car le groupe qui prenait les médicaments « présentait un taux de mortalité plus élevé et un plus grand nombre d’effets néfastes (infarctus, embolies) que le groupe de contrôle qui recevait des placebos ». Bref, à quoi bon dépister les maladies que la médecine ne sait ni traiter ni guérir ? C’est la question qui se pose aussi pour la plupart des cancers. Faut-il absolument dépister le cancer du poumon quand 95 % des malades opérés à la suite d’un diagnostic précoce n’en meurent pas moins dans les cinq ans (22), de sorte que le principal effet du diagnostic, et de 1’opération, aura été de leur gâcher le peu de temps qu’il leur restait à vivre « normalement » ? Faut-il absolument « traiter » le cancer du sein quand – passé un stade précoce (23) durant lequel il est guérissable – 70 à 80 % des femmes traitées n’en meurent pas moins au bout de six mois à deux ans, d’un cancer secondaire, et que ces mois qu’il leur reste à vivre seront gâchés par des traitements (radiothérapie, mastectomie, chimiothérapie) éprouvants ? Au sujet d’autres cancers conduisant à une mort souvent indolore, Turnbull note que « le traitement chirurgical ou radiologique, lorsqu’il vient à bout de l’affection primaire, permet le développement d’un cancer secondaire qui, lui, est souvent douloureux… Le prix de la guérison est souvent plus grand que nous ne l’admettons » (24). C’est aussi ce qu’affirme Illich. Avec Paul Clote, il soutient que « le traitement précoce de maladies incurables a pour seul effet d’aggraver la condition des patients » qui, en l’absence de tout diagnostic et de tout traitement, « demeureraient bien portants les deux tiers du temps qu’il leur reste à vivre ». Si ces affirmations choquent, c’est seulement dans la mesure où il est devenu choquant d’affirmer qu’il est naturel de mourir, qu’il y a et qu’il y aura toujours des maladies mortelles, que celles-ci ne sont pas un dérèglement accidentel et évitable mais la forme contingente que prend la nécessité de la mort; et qu’à tout prendre il peut valoir mieux mourir de la maladie qu’on a que de celle, iatrogène ou secondaire, qu’on contractera à sa place. Mais ce sain bon sens tend à devenir la chose la moins bien partagée dans nos civilisations médicalisées. La prétention très récente (elle remonte à 1920) de la médecine que toute maladie doit être ou devenir guérissable a transformé tout décès d’un malade en « mort accidentelle » et donné naissance à l’idée, et à l’idéal, de la « mort naturelle » : c’est-à-dire d’une mort sans cause pathologique, survenant par épuisement d’un corps qui, usé mais intact, s’éteindrait comme une lampe à huile. L’idéal de la « mort naturelle », c’est de mourir en bonne santé, après avoir mobilisé toutes les ressources de la technique médicale. Du coup, voici la mort médicalisée au même titre que la maladie, la santé et la naissance : quiconque ne meurt pas à l’hôpital meurt d’une mort irrégulière qui fera l’objet d’un contrôle judiciaire ou médico-légal. Il faut mourir à l’hôpital pour être en règle, et à l’hôpital, précisément, vous ne pourrez mourir qu’avec l’autorisation des médecins. Votre mort, tout comme vos maladies et votre santé, devient affaire de professionnels, elle ne vous appartient pas. L’art de mourir (ars moriendi) – qui tenait de la fête d’adieu dans laquelle le mourant, entouré et soutenu dans sa tâche par tous ses proches, résumait le sens de sa vie et « mourait comme il avait vécu » – l’art de mourir a été remplacé dans notre culture par la mort clinique, solitaire, honteuse et absurde. La boucle est maintenant bouclée. L’homme moderne est né à l’hôpital, soigné à l’hôpital quand il est malade, contrôlé à l’hôpital pour voir s’il est bien portant, renvoyé à l’hôpital pour mourir dans les règles. Le voici dépossédé d’un des derniers fondements de sa souveraineté au profit des mêmes méga-institutions et méga-machines qui, nées de la concentration du capital et de la généralisation des rapports marchands, règlent le reste de sa vie. Illich : « L’individu qui apprenait en voyant et en faisant ; qui se déplaçait par ses propres moyens ; qui enfantait et élevait ses enfants ; qui guérissait et prenait soin de sa santé et de celle d’autrui, a fait place à l’individu véhiculé par des transports à moteur, accouché dans une salle d’hôpital, éduqué par l’école, soigné par les professionnels de la santé. » Il est devenu tributaire pour tous ses besoins de biens et de services marchands, dispensés par des appareils institutionnels échappant à son contrôle et à sa prise, et qui engendrent la dépendance, la rareté et la frustration : – La vitesse accrue des véhicules paralyse nos transports et nous y fait perdre plus de temps qu’à aucune autre époque ; – La chimisation de l’agriculture détruit des équilibres fondamentaux, qui ne sont pas qu’écologiques, et place le monde au seuil de nouvelles famines ; – La scolarisation de l’enseignement détruit la possibilité d’apprendre par nous-mêmes et nous en enlève jusqu’à l’envie ; – La généralisation du salariat et de la grande production marchande nous rend incapables de produire selon nos besoins, de consommer selon nos désirs, de définir et de mener la vie que nous voulons ; – L’envahissement médico-pharmaceutique, enfin, nous rend de plus en plus maladifs et détruit la santé dans ses ressorts profonds. C’est tout cela qu’Illich appelle la Némésis industrielle, dont la Némésis médicale n’est qu’un aspect : nous avons troqué l’asservissement à la nature contre l’asservissement à une antinature plus tyrannique encore, et plus terrible. Et nous y avons perdu la santé. Car celle-ci n’est pas une donnée biologique mais, dit Illich, « une tâche : la capacité de s’adapter à un milieu changeant [dans certaines limites, évidemment], de grandir, de vieillir, de guérir quand on est atteint, d’enfanter, de souffrir, de faire face paisiblement à la mort…, de vivre avec son angoisse… Quand le besoin de soins spécialisés dépasse un certain seuil, on peut en inférer que la société est malsaine dans son organisation et ses buts… Rester en bonne santé devient alors une activité de subversion de l’ordre social ». Nous voici au cœur du problème : dans une société pathogène, la santé est aussi une tâche politique. Pas plus qu’une institution spécialisée (l’école) ne peut réellement éduquer quand la vie sociale (métro-boulot-dodo) cesse d’être éducative, pas plus la médecine ne peut donner la santé quand le mode et le milieu de vie l’abîment. Les anthropologues et les épidémiologues le savent bien : les individus ne sont pas malades seulement de quelque atteinte extérieure et accidentelle, guérissable moyennant des soins techniques : ils sont aussi malades, le plus souvent, de la société et de la vie qu’ils ont. Une médecine qui prétend traiter les maladies sans se préoccuper de leur sociogenèse ne peut qu’avoir une fonction sociale très équivoque. Au mieux, elle est une activité charitable par laquelle le médecin occupe, outre la sienne propre, la place vide du prêtre. Au pis, elle est une industrie qui aide les gens malades à continuer leur façon de vivre malsaine, pour le plus grand profit des fabricants de poisons de toute sorte. Mais, plutôt que de juger, il faut demander : pourquoi la médecine est-elle ce qu’elle est ? Pourquoi le public en a-t-il, partout, une fringale insatiable? La « démédicalisation » de la santé, la « déprofessionnalisation » des soins sont-ils imaginables ?
(1) Une adaptation française paraîtra aux éditions du Seuil. Elle tiendra compte des enseignements du débat contradictoire qui s’ouvrira dans le « Nouvel Observateur » à la suite de cet article, débat auquel Ivan Illich participera. (2) Warren Winkelstein et Fern E. French, « The Role of Ecology in the Design of a Health Care System », in « California Medicine » 113-7, 12 novembre 1970. Voir aussi René Dubos « l’Homme et l’Adaptation au milieu », Pavot 1978. (3) Reproduit par John Powles dans : « Science, Medicine and Man », vol. 1, p. 7, The Pergamon Press, London 1974. Première publication dans « Antologia Medicina », t. 7/4, C.I.D.O.C., Cuernavaca (Mexique), 4 volumes. (4) Professeur d’épidémiologie à l’université de Caroline du Nord. Communication à l’American Sociological Association, 29 août 1973. Reproduit in « Antologia Medicina », tome 8/1, C.I.D.O.C. 1974. (5) Charles T. Stewart, « Allocation of Resources to Health » in « The Journal of Human Resources », VI, I, 1971. (6) Dans « Science, Medicine and Man ». (8) D’après L. Lebart, C.R.E.D.O.C., juin 1970 ; cité par J.-P. Dupuy et S. Karsenty, « l’Invasion pharmaceutique », le Seuil, 1974. (9) Il n’en faut évidemment pas déduire que ces deux facteurs puissent a introduits isolément : l’assainissement de l’eau et l’alphabétisation (à ne pas confondre avec la scolarisation) impliquent une révolution sociale et culturelle. (10) J. T. Lamb et R. R. Huntley, « The Hazards of Hospitalization », in « Southern Medical Journal », mai 1967. L’enquête fut faite au North Caroline Memorial Hospital. (11) Cité par Charles Levinson dans « les Trusts du médicament », le Seuil, 1974. (12) Voir le « New York Times » du 22 mai 1974. (13) Evaluation du professeur Montagne, dans « le Monde » du 3 mai 1974 (14) James C. Doyle, « Uunecessary Hysterectomies », J.A.M.A. 151 (5), 53-01-31. (15) « La Découverte de la maladie », Centre de sociologie européenne. Cité par Jean-Pierre Dupuy et Serge Karsenty, « l’Invasion pharmaceutique ». (16) « The Morbidity of Cardiac NonDisease », in « The N. Engl. Jour. of Med. », mai 1967. (17) Ralph Audy et Fred L. Dunn, « Health and Disease », in « Human Ecology », Fr. Sargent éd., North Holland Publishing Co., Pays-Bas. (18) Cité par Kruse et al., « Bulletin of the N.Y. Academy of Med. », vol. 33, 1957. (19) Paul D. Clote et John McKnight ; « Automatic Multiphaste Health Testing, an Evaluation », North Western University, novembre 1973. Première publication dans « Antologia C.I.D.O.C. », tome 8. (20) Voir « The Sunday Times » du 22 septembre 1974. (21) J.A.M.A., 16 novembre 1970. (22) D’après Gordon Siegel, directeur (en 1969) du U.S. Public Health Service. (23) Si précoce que seul l’autodiagnostic mensuel permet de la détecter à temps. Il en va de même pour le cancer du col de l’utérus. (24) Frank Turnbull, British Columbia Cancer Institute, dans « The Canadian Nurse », août 1971. http://archquo.nouvelobs.com/cgi/idxlist2?a=art&aaaammjj=200410&aaaammjj2=20041025&amjg=200410&num=000002205&m1=Illich&m2=&m3=&rubrique=&rubrique_sci=&amj1=&amj2=&host=http://permanent.nouvelobs.com/&debut=20041010

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